Betia : Radiovisionnaire
3 juillet 2025 // Musique // 15745 vues // Nc : 186

Sélectionnée à la phase finale de Radiovision 2025, la chanteuse Betia fait figure d’étoile montante sur la scène musicale internationale. Sa chanson « Time to live » est à deux doigts de toucher le sommet du monde. Betia monte le son !

©photo Betia

La chanson « Time to live » de la jeune artiste malgache n’a pas volé sa place dans ce concours mondial en ligne, ouvert aux artistes indépendants, et jugé par un panel international de professionnels de la musique. Sa mélodie accroche dès les premières secondes, portée par un rythme entêtant, à mi-chemin entre le funk et la pop. Et quand on apprend que le morceau a d’abord été pensé pour un autre concours de haut niveau, tout s’éclaire. « À l’origine, Time to live a été composé pour le concours Music Marvel, un concours américain dont j’ai eu la seconde place parmi 2600 participants du monde entier », raconte Betia. Autant dire que le morceau n’a pas été écrit au hasard. Ciselé pour séduire un public global, il s’adresse aussi à ceux qui, un jour, ont ressenti le besoin de lâcher prise. « Je ne peux pas plaire à tout le monde, je ne peux pas changer le passé, mais tout ce que je veux c’est le changement. Alors il est temps de juste vivre la vie à pleines dents. Ce qui viendra, viendra », chante-t-elle.

On ne s’étonne donc pas de voir « Time to live » séduire aussi bien l’oreille que l’âme. Il y a dans cette chanson une sincérité brute et une énergie communicative. Betia, elle, refuse les étiquettes. « Je ne me fige pas dans un rythme, je joue tout ce qui me fait vibrer : mélancolie, énergie, soul, blues, acoustique… », dit-elle avec cette spontanéité qui fait souvent les vrais artistes. Et du talent, elle n’en manque pas. En seulement trois ans, elle a raflé la première place du concours Airtel Madagascar en 2021, fini deuxième du Music Marvel en 2022, et assuré la première partie du concert de Dadju à Mahamasina. Depuis, elle enchaîne les spectacles et les scènes privées, traçant son sillon à pas décidés.

La finale de Radiovision aura lieu le 14 juin. L’échéance approche, mais Betia reste d’un calme désarmant. « J’ai été sélectionnée, et c’est déjà ça. Au moins, au-delà des frontières du pays, quelqu’un m’a entendue et a aimé ma musique », dit-elle avec un sourire qui en dit long. Plus que le résultat, c’est le chemin qui semble l’enthousiasmer. Mais qu’on ne s’y trompe pas, l’ambition est bien là, toute nue, toute belle. « Qui ne rêverait pas de carrière internationale ? Que ce soit en Europe ou en Amérique », lance-t-elle, exaltée. Pour cette jeune malgache, le monde est à portée de voix.

Solofo Ranaivo

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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