Betia : Radiovisionnaire
3 juillet 2025 // Musique // 8831 vues // Nc : 186

Sélectionnée à la phase finale de Radiovision 2025, la chanteuse Betia fait figure d’étoile montante sur la scène musicale internationale. Sa chanson « Time to live » est à deux doigts de toucher le sommet du monde. Betia monte le son !

©photo Betia

La chanson « Time to live » de la jeune artiste malgache n’a pas volé sa place dans ce concours mondial en ligne, ouvert aux artistes indépendants, et jugé par un panel international de professionnels de la musique. Sa mélodie accroche dès les premières secondes, portée par un rythme entêtant, à mi-chemin entre le funk et la pop. Et quand on apprend que le morceau a d’abord été pensé pour un autre concours de haut niveau, tout s’éclaire. « À l’origine, Time to live a été composé pour le concours Music Marvel, un concours américain dont j’ai eu la seconde place parmi 2600 participants du monde entier », raconte Betia. Autant dire que le morceau n’a pas été écrit au hasard. Ciselé pour séduire un public global, il s’adresse aussi à ceux qui, un jour, ont ressenti le besoin de lâcher prise. « Je ne peux pas plaire à tout le monde, je ne peux pas changer le passé, mais tout ce que je veux c’est le changement. Alors il est temps de juste vivre la vie à pleines dents. Ce qui viendra, viendra », chante-t-elle.

On ne s’étonne donc pas de voir « Time to live » séduire aussi bien l’oreille que l’âme. Il y a dans cette chanson une sincérité brute et une énergie communicative. Betia, elle, refuse les étiquettes. « Je ne me fige pas dans un rythme, je joue tout ce qui me fait vibrer : mélancolie, énergie, soul, blues, acoustique… », dit-elle avec cette spontanéité qui fait souvent les vrais artistes. Et du talent, elle n’en manque pas. En seulement trois ans, elle a raflé la première place du concours Airtel Madagascar en 2021, fini deuxième du Music Marvel en 2022, et assuré la première partie du concert de Dadju à Mahamasina. Depuis, elle enchaîne les spectacles et les scènes privées, traçant son sillon à pas décidés.

La finale de Radiovision aura lieu le 14 juin. L’échéance approche, mais Betia reste d’un calme désarmant. « J’ai été sélectionnée, et c’est déjà ça. Au moins, au-delà des frontières du pays, quelqu’un m’a entendue et a aimé ma musique », dit-elle avec un sourire qui en dit long. Plus que le résultat, c’est le chemin qui semble l’enthousiasmer. Mais qu’on ne s’y trompe pas, l’ambition est bien là, toute nue, toute belle. « Qui ne rêverait pas de carrière internationale ? Que ce soit en Europe ou en Amérique », lance-t-elle, exaltée. Pour cette jeune malgache, le monde est à portée de voix.

Solofo Ranaivo

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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