Faire son cinéma !
4 juin 2024 // Quiz & Actuel // 4589 vues // Nc : 173

Koloina Itrimo : Amour à deux sens

Baissez les alertes ! Elle ne craint ni les spoils ni les préjugés. Koloina n’a besoin que de voir la pochette pour se dire « ah oui, celui-là, il m’intrigue », tout genre permis… surtout l’horreur. Tout ce qu’elle aime : se mettre dans la peau du personnage et pour cela, elle use de ses oreilles et de ses yeux. Koloina est cinéphile, et elle a toujours beigné dans cette passion. « C’est la sensation, mais aussi l’expérience : j’ai eu la chance, quand j’habitais encore avec mon père, de profiter de son matériel Hi-fi. Il aime cela, mais il est plus penché musique que film, et sinon, il préférait le tout premier Iron Man ou Casino Royal, parce que l’expérience est complète. Comme je vivais avec les parents, je devais regarder la même chose. » L’effet, le son, et la musique l’attirent, mais pas que… l’histoire lui en fait un coup de cœur.

« J’ai beaucoup apprécié la sonorité du second Dune. Ah, en parlant de Denis Villeneuve, le premier film que j’ai vu de lui était Sicario. D’habitude, je n’aime pas ce genre de film avec les gros Américains et leurs armes, mais celui-là m’a touché. Il y a un côté humain. C’est un très bon film, même au niveau de l’histoire personnelle, il va bien plus loin, et ce n’est pas de l’action, juste pour l’action. » Des problèmes ! Cette passion lui en a déjà donné, mais rien n’a réussi à la lui enlever. Elle en rit, mais l’émotion est encore là : « Je regarde en streaming, je ne télécharge plus depuis mes 15 ans. Je me rappelle encore aujourd’hui, je téléchargeais sur l’ordinateur familial, et il y a eu un virus. J’ai été fortement grondée pendant au moins un mois. » Mais rien ne l’arrête, et aujourd’hui, Koloina partage ses avis et sentiments, bien souvent, sur les réseaux sociaux. De trois films par jour durant le confinement, à quelques-uns plus tard, avec le travail, la cinéphile sait apprécier, doucement, en prenant son temps.

Tiana Stéphane : La planche et le papier plutôt que l’écran

Après six ans à faire du théâtre, Tiana Stéphane a bien remarqué que les émotions sont plus intenses quand elles ne passent pas par l’écran.
« L’avantage du théâtre c’est que l’émotion me touche beaucoup plus vu que j’assiste directement à la scène, ça me fait souvent pleurer. Les acteurs me touchent plus directement que si je les voyais à l’écran. C’est spécial d’assister à quelque chose qui se passe dans le même espace que soi, et non pas quelque chose qui est différée. »
Résultat, il ne regarde des films que deux fois par mois, pareil pour les longues séries.

« Je ne regarde pas de séries sauf s’il y en a qui m’intéresse vraiment, ou une mini-série d’une seule saison. Pour les films, je ne suis pas tellement les nouvelles sorties, j’aime plutôt les films anciens et différents qui sont plus difficiles à trouver, comme les films italiens des années 1960 et 1970. » Un éloignement qu’il explique aussi par le manque de temps à cause des responsabilités qui se multiplient avec l’âge. Comme alternative, il préfère la lecture. « Je préfère lire des livres car je peux l’emmener partout, alors que c’est chiant de regarder un film sur son téléphone dans un espace public, et puis la lecture me stimule beaucoup plus. »

Pages réalisées par Mpihary Razafindrabezandrina et Rova Andriantsileferintsoa

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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