En ville avec Iako Randrianarivelo
15 septembre 2022 // Downtown // 8574 vues // Nc : 152

Photojournaliste, Iako Randrinarivelo aime voyager, se ressourcer dans la nature. Il nous livre ses bons plans dans la ville et ailleurs.

Votre resto favori ?
Les Hirondelles à Antsakaviro pour leur foie gras, sinon La Plantation à Ankorondrano.

Votre plat préféré ?
Sans hésiter, haricots rouges et viande de zébu.

Votre boisson fétiche ?
Un petit café noir ou une bonne bière, avec modération dans les deux cas !

Vos hobbies ?
Regarder un bon film ou débattre sur un sujet politique ou sociologique avec des amis.

Un endroit pour faire du shopping ?
Je n’aime pas trop faire du shopping, mais j'adore visiter les magasins d'articles d'art comme Paper Store à Akoor Digue.

Un endroit pour s’évader ?
J’aime aller à la campagne retrouver mes cousins paysans.

Les meilleurs plans pour un apéro ou pour terminer la soirée ?
Peu importe l’endroit, l’important est d’être bien entouré !

Les meilleurs plans pour les vacances ?
Faire du snorkeling à Nosy Tanikely. Il y a aussi le circuit Makay que j’aimerais tenté, ce serait top !

L’événement culturel qui vous a marqué ?
Les concerts jazz au Cercle germano-malgache. La musique est un remède à tout.  

Votre actualité ?
J’organise un atelier en photographie documentaire et photojournalisme pendant sept semaines. C’est important de partager ses expériences.


Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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