Djette Valiha « La nuit offre beaucoup d’opportunités »
27 mai 2023 // By Night // 2610 vues // Nc : 160

Son nom fait déjà référence à l’un des instruments emblématiques de la musique malgache, le Valiha. Du haut de ses 19 ans, cette slameuse et danseuse commence à se faire un nom dans le milieu du Deejaying et surtout des nuits tananariviennes.

Tes débuts dans le Deejaying ?
Un membre de ma famille a ramené des platines, bien sûr, on m’a interdit d’y toucher, mais comme j’étais curieuse je voulais savoir ce que c’était. Il m’a donc montré quelques petits trucs et ensuite, il m’a présenté à quelques DJs malgaches. J’ai pu regarder les sets de DJette Mimi ou encore de Deevajay. C’était le déclic, je voulais devenir DJ. Tout cela s’est passé en 2020. Mais, je dirais que la plus grande aventure qui a fait décoller ma carrière, c’était en

mars 2022 pour la célébration du 8 mars au Kudéta. C’était la première fois que j’étais face à un vrai public, car la plupart du temps, je suis en train d’apprendre avec d’autres DJS ou bien je m’entraîne chez moi. C’était une soirée inoubliable !

Justement, une nuit avec toi ?
Quand j’anime une soirée, je commence doucement. Un peu de house, de l’afro pop du moment et je commence à faire monter la température vers des sons de 124 bpm. Ensuite, on part sur du salegy, que j’adore, et sur des musiques qui font twerker. Actuellement, je suis DJette résidente à l’O2 à Antanimena. J’y suis en semaine et parfois les samedis à partir de 18h jusqu’à deux heures du matin.

La nuit et toi ?
Il faut l’avouer que la nuit, ce n’est pas toujours facile pour une fille. La plupart de mes collaborateurs sont des hommes, il faut savoir faire la part des choses. Il faut se forger un caractère. Au début, mes parents étaient sceptiques puisque j’étais une fille qui n’avait pas beaucoup d’ami.es, toujours plongée dans les livres. Un peu geek. Maintenant, je dirais que la nuit m’a changé. On côtoie plein de gens que je ne verrai sûrement pas le jour. La nuit, c’est aussi beaucoup d’opportunités. Par exemple, j’ai fait la rencontre de nombreux humoristes et actuellement, je suis la DJette permanente des différents évènements d’humour comme le Slam’Up dont la prochaine édition se tiendra en août à Majunga, du festival Jokoso en novembre et de Bétige Comedy Club.

Propos recueillis par Aina  Zo Raberanto

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Le 20 mars, journée mondiale du conte, devrait être férié pour l’imaginaire. Rien que ça. Car il fut un temps — pas si lointain — où Madagascar vibrait au rythme des angano, ces récits qui, le mercredi après-midi, clouaient les enfants devant la radio ou la télévision. On n’avait pas école. On avait mieux : Trimobe, Rapeto, Ranoro. Dans les années 80, 90, et même au début des années 2000, toutes les stations ou presque avaient leur programme dédié. C’était un rendez-vous sacré. Les grandmères rassemblaient les petits-enfants autour du foyer, le soir, et les mots devenaient braises. Trimobe, ogre insatiable mais régulièrement dupé par un gamin — ou une fillette paraplégique — apprenait l’humilité à coups de ruse. Rapeto, géant malgache, déplaçait des montagnes sans tractopelle. Ranoro, sirène des eaux profondes, murmurait à l’oreille des rêveurs.Aujourd’hui ? Ces figures glissent doucement vers l’ombre. Illustres inconnus d’une génération qui connaît mieux les superhéros importés que les ogres du terroir. Les écrans n’ont pas cessé de raconter des histoires — loin de là — mais elles viennent souvent d’ailleurs, calibrées, doublées, marketées. On ne va pas jouer les passéistes professionnels, mais tout de même. Car jadis — mot dangereux, je sais — les angano travaillaient l’imaginaire comme un artisan polit une pierre brute. Ils enseignaient sans en avoir l’air. Ils faisaient peur, parfois. Rire, beaucoup. Grandir, surtout. Heureusement, depuis quelque temps, des créateurs de jeux vidéo et de films d’animation gasy réinvestissent ces figures. Avec des libertés narratives, quelques retouches ici et là, certes. Mais l’essentiel demeure : les personnages respirent encore. Alors, en ce 20 mars, la question n’est pas de savoir si le conte survivra à l’ère du scroll infini. Elle est plus simple — et plus vertigineuse : que restera-t-il de nous si nos enfants ne rêvent plus dans notre langue ?

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Make up : Réalisé par Samchia
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