Djette Valiha « La nuit offre beaucoup d’opportunités »
27 mai 2023 // By Night // 2544 vues // Nc : 160

Son nom fait déjà référence à l’un des instruments emblématiques de la musique malgache, le Valiha. Du haut de ses 19 ans, cette slameuse et danseuse commence à se faire un nom dans le milieu du Deejaying et surtout des nuits tananariviennes.

Tes débuts dans le Deejaying ?
Un membre de ma famille a ramené des platines, bien sûr, on m’a interdit d’y toucher, mais comme j’étais curieuse je voulais savoir ce que c’était. Il m’a donc montré quelques petits trucs et ensuite, il m’a présenté à quelques DJs malgaches. J’ai pu regarder les sets de DJette Mimi ou encore de Deevajay. C’était le déclic, je voulais devenir DJ. Tout cela s’est passé en 2020. Mais, je dirais que la plus grande aventure qui a fait décoller ma carrière, c’était en

mars 2022 pour la célébration du 8 mars au Kudéta. C’était la première fois que j’étais face à un vrai public, car la plupart du temps, je suis en train d’apprendre avec d’autres DJS ou bien je m’entraîne chez moi. C’était une soirée inoubliable !

Justement, une nuit avec toi ?
Quand j’anime une soirée, je commence doucement. Un peu de house, de l’afro pop du moment et je commence à faire monter la température vers des sons de 124 bpm. Ensuite, on part sur du salegy, que j’adore, et sur des musiques qui font twerker. Actuellement, je suis DJette résidente à l’O2 à Antanimena. J’y suis en semaine et parfois les samedis à partir de 18h jusqu’à deux heures du matin.

La nuit et toi ?
Il faut l’avouer que la nuit, ce n’est pas toujours facile pour une fille. La plupart de mes collaborateurs sont des hommes, il faut savoir faire la part des choses. Il faut se forger un caractère. Au début, mes parents étaient sceptiques puisque j’étais une fille qui n’avait pas beaucoup d’ami.es, toujours plongée dans les livres. Un peu geek. Maintenant, je dirais que la nuit m’a changé. On côtoie plein de gens que je ne verrai sûrement pas le jour. La nuit, c’est aussi beaucoup d’opportunités. Par exemple, j’ai fait la rencontre de nombreux humoristes et actuellement, je suis la DJette permanente des différents évènements d’humour comme le Slam’Up dont la prochaine édition se tiendra en août à Majunga, du festival Jokoso en novembre et de Bétige Comedy Club.

Propos recueillis par Aina  Zo Raberanto

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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