Christophe Poullain « Le temps des énergies fossiles touche à sa fin »
14 mai 2024 // Entreprendre // 7241 vues // Nc : 172

À Madagascar, 18 millions d’habitants n’ont pas accès à l’électricité, et 99% de l’énergie primaire provient du bois pour le chauffage et la cuisine. Pour cause, l’extension du réseau électrique coûte cher, et de nombreuses zones rurales sont difficiles d’accès. Une contradiction vue que Madagascar est ensoleillé 2800 heures par an, un potentiel encore sous-exploité. Il y a trois ans et demi, INERGY Solutions a relevé le défi, en offrant l’énergie solaire comme une alternative, à travers des études, des installations, puis le suivi et la maintenance, cette entreprise.

Directeur Général INERGY Solutions

D’après le constat que vous avez fait à Madagascar avant la création de INERGY Solutions, quelle demande avez-vous identifié concernant l’énergie solaire ?
La demande en énergie est de plus en plus croissante à Madagascar. Le but et objectif de la création d’INERGY Solutions a et est toujours d’apporter une énergie de qualité propre et durable au plus grand nombre. C’est pourquoi INERGY Solutions offre ses services partout à Madagascar et ce, même dans les endroits les plus enclavés. De plus, nous avons mis en place beaucoup de partenariats avec de multiples associations afin d’offrir un accès à l’énergie à une partie de la population en situation de précarité. Souvent, dans le but de les aider à développer leurs sources de revenu ou participer à l’éducation des enfants en apportant lumière et sécurité afin qu’ils puissent étudier en toute sérénité.

D’après vos observations et expériences, qu’est-ce qui empêche Madagascar d’aboutir à une transition énergétique aujourd’hui ?
De notre point de vue, Madagascar est déjà dans un cycle de transition énergétique. Nous sommes très positifs à ce sujet. Nous avons déjà commercialisé et/ou installé plus de mille installations au cours de ces trois ans et demi. Ce qui prouve qu’il y a un intérêt grandissant de la population Malgache à préserver son environnement et à offrir un avenir plus respectueux à leurs enfants. Et nous sommes très heureux d’y participer ! Pour nous, il n’y a pas vraiment de blocage. Le peuple Malgache est conscient que l’Etat ne peut pas tout faire et ils prennent dorénavant leur destin en main ainsi que celui des générations futures. Les changements sont parfois longs et l’on ne voit pas toujours les résultats immédiatement, mais l’avenir est déjà en marche.

Vous avez un accord de partenariat avec la PAMF (Première Agence de Microfinance), pouvez-vous nous en dire plus sur ce crédit vert ?
Un crédit vert est un moyen d’accéder à une énergie propre et renouvelable plutôt que d’investir dans le charbon, les lampes à pétrole ou un groupe électrogène polluant et bruyant par exemple. Nous n’avons pas de cible précise. Tout le monde peut avoir besoin d’un financement un jour afin d’évoluer. Que ce soit un agriculteur qui souhaite agrandir son élevage et installer l’électricité ou un jeune entrepreneur qui démarre sa Start up, ou une société qui désire passer aux énergies vertes. Grâce à ce partenariat, chez INERGY Solutions, c’est maintenant possible.

Quel est votre impact dans l’évolution du secteur des énergies renouvelables à Madagascar ?
Je dirais que notre véritable apport est de toujours chercher à comprendre les besoins réels de chacun de nos clients et d’apporter un service que nous espérons irréprochable tant au niveau de l’étude des projets mais aussi des soins portés à l’installation et au suivi après installation. Nous sommes aujourd’hui fiers du retour positif de notre clientèle tant du côté de leur fidélité que des parrainages qu’elle nous apporte. J’en profite d’ailleurs pour remercier tous nos fidèles collaborateurs et chacun de nos clients. Car si INERGY Solutions est devenu ce qu’elle est aujourd’hui, c’est aussi et surtout grâce à eux.

Quel rôle tient la coopération du secteur privé dans les énergies renouvelables avec les sociétés civiles axées sur l’environnement, d’après vous ?
Elle est indispensable et non dissociable. Les sociétés civiles mettent en place de grands projets d’amélioration de la vie des populations et nous sommes là pour les aider à réaliser ces projets en leur apportant un service et des produits de première qualité. Nous collaborons avec beaucoup d’ONG et d’associations et c’est toujours un plaisir de travailler avec eux et d’apporter notre pierre à l’édifice. Les grands projets et grandes avancées dans ce monde viennent très souvent d’initiatives de personnes du secteur privé. Je dirais donc qu’il est capital.

Comment envisagez-vous l’évolution de ce secteur pour le futur ?
Au vu des problèmes de changement climatique et environnementaux, il est clair que c’est un marché en plein essor et que de plus en plus de nouvelles technologies vont être développées dans le futur afin d’améliorer encore l’efficacité des énergies renouvelables. Le secteur des énergies renouvelables va évoluer jusqu’à devenir un acteur incontournable de la production d’énergie dont nous avons besoin pour vivre sur la planète. Il est presque évident que le temps des énergies fossiles touche à sa fin et que l’énergie de demain doit être verte afin d’offrir aux générations futures un monde meilleur.

Propos recueillis par Mpihary Razafindrabezandrina
Facebook : INERGY SOLUTIONS
Contact : +261 32 05 621 33

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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