Bonia : L’émotion d’abord
28 janvier 2026 // Quiz & Actuel // 4662 vues // Nc : 192

Il y a des créateurs qui pèsent chaque mot, qui réfléchissent, qui structurent, qui polissent. Et puis il y a Bonia. Chez elle, l’élan précède l’analyse, l’intuition fait office de boussole, et le cœur arrive bien avant le cerveau. « Je suis quelqu’un de spontané, je parle avant de réfléchir », dit-elle sans détour — presque avec ce sourire intérieur de ceux qui savent que c’est autant une force qu’un piège. Derrière la page Facebook qui rassemble des milliers de jeunes passionnés de mangas, d’animés et de cuisine, se cache Andriamihaja Ando Malala, un nom que presque personne n’utilise.

Bonia, pour elle, c’est plus qu’un pseudonyme : c’est un espace où elle a le droit d’être purement émotionnelle. De vibrer avant de penser. De décider avant de comprendre pourquoi.

Ses choix de contenus suivent cette logique instinctive. Elle trie, sélectionne, recommande selon ce que son cœur lui murmure à l’instant T. Un animé parce qu’un détail lui a rappelé son père. Un dessin animé parce qu’il évoque une sensation d’enfance. « Je choisis toujours par rapport au sentiment que j’ai », explique-t-elle simplement. Et sa communauté s’y retrouve : on reconnaît immédiatement la sincérité, ce grain d’humanité qui dépasse les algorithmes. Cette impulsivité, elle la porte aussi dans sa vie quotidienne. Manger quelque chose ? Acheter un objet ? Lancer un débat ? « Si j’ai envie, j’y vais directement. Sans calcul », répond-elle. Sans étapes intermédiaires. Elle concède toutefois que certaines sphères exigent la raison : l’argent, l’organisation, les engagements concrets. « Là, il faut être logique », admet-elle, presque à contrecœur.

Mais pour tout le reste — les projets, les envies, les idées — c’est l’émotion qui gouverne. Parfois, un simple changement d’humeur suffit à l’arrêter net. « Des fois, j’arrête un projet juste à cause de mes émotions », reconnaît-elle. Et pourtant, cette sensibilité fait sa force. Dans un monde obsédé par la stratégie, BONIA continue d’avancer comme on respire : par instinct, par élan, par cœur. Une créatrice qui ne s’excuse pas d’être profondément humaine.

Lucas Rahajaniaina

Contact Facebook : BONIA

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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