Fondation VISEO et Isuzu : une rentrée bien équipée
16 septembre 2026

Le 15 septembre 2026, 550 élèves de l'EPP Ankorondrano – Charlotte Ranohisoa ont reçu un kit scolaire complet grâce à Isuzu Motors, Continental Auto et la Fondation VISEO. Derrière la distribution, une ambition plus large — éducation, sécurité routière et responsabilité envers les communautés. Une rentrée qui avait, cette fois, un petit goût de nouveauté.

Dans la cour de l'école, les élèves n'ont pas vraiment besoin d'un mode d'emploi pour comprendre la situation. Les nouveaux sacs sont rapidement ouverts, les casquettes essayées, les fournitures inspectées avec curiosité. Le kit distribué ce matin — sac à dos, trousse et fournitures, gourde réutilisable, casquette, T-shirt et goûter — n'a rien de spectaculaire en apparence. Mais il est suffisamment concret pour alléger les dépenses de rentrée et permettre aux enfants de démarrer l'année avec le matériel nécessaire. La cérémonie réunit Moustafa Hiridjee, directeur général du Groupe VISEO Madagascar, un représentant du siège d'Isuzu Motors International FZE à Dubaï et Ranaivoson Ny Hery, vice-PDS de la Commune d'Antananarivo.

Le choix de l'établissement n'est pas anodin. L'école porte le nom de Charlotte Ranohisoa, épouse du fondateur du Groupe Ranohisoa — l'un des pionniers de l'importation de véhicules japonais à Madagascar et notamment d'Isuzu. L'histoire entre la marque et le pays remonte à plusieurs décennies, aux grands travaux d'infrastructure et au début des années 1980, lorsque le gouvernement japonais avait fait don de 150 bus et utilitaires Isuzu confiés au Groupe Ranohisoa. Aujourd'hui, l'école réhabilitée avec l'appui de la Fondation VISEO accueille une nouvelle étape de cette histoire. « Ces enfants représentent l'énergie et la vie de demain », souligne Moustafa Hiridjee, avant d’ajouter « Il ne s'agit pas seulement de faire des affaires, mais de nous donner la main et d'avancer ensemble. » Cette vision s'inscrit dans les actions de la Fondation VISEO, créée en 2018 et engagée dans l'éducation, la santé et les infrastructures publiques. Le groupe a contribué à la construction ou à la rénovation d'environ 80 écoles autour de la capitale. « Nous revenons régulièrement parce que nous avons réellement le sentiment que ces actions sont utiles », martèle le Directeur Général du Groupe Viseo.

L'autre particularité de cette journée se trouve du côté de la sécurité routière. Pour Isuzu et Continental Auto, distribuer des fournitures scolaires ne pouvait pas suffire. La mobilité fait partie de leur métier — la prévention en fait donc naturellement partie aussi. Un camion Isuzu spécialement préparé a servi de support pédagogique dans la cour.

Les élèves ont découvert les angles morts et les zones de danger autour d'un poids lourd, tandis qu'un mini-circuit piéton leur permettait de revoir les bons réflexes pour traverser une route. « Il est important d'apprendre aux enfants qu'il existe des règles lorsqu'on se déplace dans la rue et que ces règles doivent être respectées », explique la représentante de la Fondation VISEO. Le camion présent dans la cour n'est plus seulement un véhicule — il devient un outil pour apprendre à identifier les dangers de la route.

Depuis Dubaï, le représentant du siège d'Isuzu Motors International FZE inscrit cette initiative dans la politique de responsabilité sociale du constructeur. L'objectif est de créer une valeur durable pour les communautés dans lesquelles Isuzu est présent, tout en contribuant à une mobilité plus sûre. « Nous ne faisons pas que des camions solides. » Une formule qui prend ici un sens assez concret. L'initiative possède également une dimension de coopération entre Madagascar et le Japon — pour Moustafa Hiridjee, ce type d'action contribue à renforcer les liens entre les deux pays, au-delà des seuls échanges économiques.

Pour cette première édition, l'opération concerne uniquement l'EPP Ankorondrano. Une extension à d'autres établissements pourra être envisagée lors de prochaines éditions. En attendant, les 550 élèves repartent avec leur kit scolaire et quelques notions supplémentaires sur la sécurité routière. L'essentiel reste finalement assez simple — des enfants heureux, des fournitures pour travailler, et une rentrée un peu mieux équipée.

Lucas Rahajaniaina

Photos : Andriaparany Ranaivozanany

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Fin de saison

Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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