En ville avec Aurélie Louise
11 novembre 2021 // Downtown // 9261 vues // Nc : 142

Originaire de Toamasina, Aurélie Louise est la championne 2020 du concours « Slam national ». Elle nous livre les bons plans de sa ville natale.

Votre resto favori ?
Je n’ai pas trop les moyens d’aller dans les restaurants chics mais jusqu’ici, à part celui de mon père, j’adore les plats de chez Darafify.

Votre plat préféré ?
J’adore le tilapia et le vily lena.

Votre boisson fétiche ?
Sans hésiter, le soda !

Vos hobbies ?
À part la poésie, je pratique le judo et le jiu-jitsu. Sinon, je fais un peu de musique.

Un endroit pour faire du shopping ?
Je ne suis pas trop shopping, sinon je vais au Kalesa Center du Bazary à Ankirihiry.

Les meilleurs plans pour un apéro ou pour terminer la soirée ?
Une soirée entre amis au bord de la mer.

Un endroit pour s’évader ?
Mon cahier de textes, la plage ou chez ma meilleure amie !

Les meilleurs bons plans pour les vacances ?
Sur la plage avec une ambiance tropicale, toute seule ou avec des amis !

L’événement culturel qui vous a marqué ?
Le Slam National 11 dont je suis la championne.

Votre actualité ?
Je représente Madagascar pour la Coupe d’Afrique du Slam Poésie qui se déroulera du 3 au 6 novembre.


Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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