La gourmandise, un vilain défaut ?
9 avril 2024 // Quiz & Actuel // 4549 vues // Nc : 171

Jo Manou : Gourmande…sous surveillance

Elle est mannequin, alors bien évidemment qu’elle est anorexique, eh bien non ! Après six ans à l’agence Totem, Jo Manou privilégie plutôt un suivi régulier de son poids et adapter son régime en fonction. « Chaque samedi, on a une séance de formation et tout le monde est là, le formateur nous regarde et nous dit qui a gagné ou perdu du poids. Il nous conseille alors de surveiller ce que l’on mange. »
On est donc loin des vies de mannequin stéréotypées qui mesurent chaque calorie ; et pourtant, on parle bien de mannequinat professionnel, elle a déjà défilé au Modus Mode, Mihamy Mada Fashion, la soirée de la Francophonie, pour ne citer que quelques événements.

« C’est peut-être aussi par rapport à l’environnement à Madagascar que le responsable n’est pas trop exigeant pour notre régime, déjà que les gens ont juste assez de quoi manger. Mais nous faisons aussi des exercices pour la posture et la fixation du regard, et des exercices des muscles faciaux pour rajeunir le visage. » Elle se tient donc à l’exercice et sa propre intuition pour savoir quoi manger et à quelle quantité, à tel ou tel moment. « Il y a des fois où nous sommes plus gourmandes et allons souvent à des fêtes, et tout le monde prend du poids », avoue-t-elle en riant. Rien de mal à être gourmand donc, mais à condition de se surveiller si besoin.

Contact : +261 38 12 666 03

Mimi : « Cuisiner est un refuge »

« Manger est réconfortant, mais il faut éviter les extrêmes, en évitant les excès, que ce soit en mangeant trop ou en se privant ». Pour Andrianina Iriana Andrianjanoa, alias Mimi, la cuisine va au-delà d’une simple préparation de repas. Pour elle, c’est un remède qui l’a aidée à surmonter la dépression. Très active sur les réseaux, elle partage des vidéos de recettes faciles sur Instagram et Facebook. Sans formation culinaire officielle, cette jeune femme de 24 ans puise son savoir dans des vidéos en ligne et les conseils des gens. « C’est en faisant des erreurs que j’ai appris en cuisine ». En vérité, la cuisine s’est révélée être son refuge, lui permettant de transcender le harcèlement scolaire qu’elle a vécu au lycée, et à retrouver confiance en elle malgré les critiques des gens.

« Aujourd’hui, les critiques ne m’atteignent plus, car elles sont le reflet des autres et non de moi-même » déclare-t-elle. Consciente de son alimentation, Mimi reconnait l’impact de ses choix. Malgré les doutes initiaux, son amour pour la cuisine a grandi aux côtés de la mère de son copain, une cuisinière chevronnée. Depuis 2020, elle s’est inspirée des vidéos esthétiques de recettes sur TikTok et a commencé à partager ses créations en s’améliorant au fil du temps. De surcroît, Mimi encourage l’importance de l’amour propre, et incite chacun à prendre du temps pour soi, à être conscient de son être. Elle souligne également l’importance de la beauté subjective et conseille de ne pas laisser les critiques négatives dicter sa propre valeur. Telles sont les paroles d’une passionnée qui transforme la cuisine en réconfort.

Contact Mimi : +261 34 50 842 12
Facebook : Mimi

Pages réalisées par Cédric Ramandiamanana et Mpihary Razafindrabezandrina

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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Collaborations : Kostami - Tanossi – Via Milano mg – HAYA Madagascar - Akomba Garment MG
Make up : Réalisé par Samchia
Modèles : Addie, Kenny, Mitia, Natacha, Onitiana, Manoa, Santien, Mampionona
Photos : Andriamparany Ranaivozanany

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