Kim Jah : Un artiste hors antenne
20 septembre 2026 // Quiz & Actuel // 1852 vues // Nc : 200

Pour s'informer et se divertir, Kim Jah a tranché depuis longtemps. Le web, pas la télé. Randriamihaja Fetra Mandimbisoa — Kim Jah pour les intimes, connu depuis 2015 avec le tube Dila en featuring avec Jhuni — appartient à cette génération qui a naturellement envoyé les médias traditionnels en retraite anticipée. Père de deux enfants, il refuse de reproduire le rituel familial d'antan, ce silence plat imposé par le JT du soir où toute la maison devait s'arrêter de vivre. « Je n'ai jamais fait comme mon père. Aujourd'hui, c'est sur les réseaux que je trouve les infos de mon quotidien », confie-t-il. Chaque plateforme a son rôle bien défini chez lui — Facebook pour la communauté et le contact direct, YouTube pour les documentaires d'une heure et demie qu'il dévore, Spotify pour la découverte musicale. L'époque du matraquage radio est révolue. Place aux algorithmes.

Ce penchant pour le web ne date pas d'hier — il a même précédé le succès. À l'époque où Dila commençait à circuler, ce n'est pas un gros budget média classique qui a lancé le titre.

Un post Facebook, une mise en ligne YouTube, et ce sont les chaînes traditionnelles qui sont venues piocher dans le flux. La leçon était donnée. « Pourquoi subir la rigidité des programmes télé quand on a tout dans la poche ? », glisse-t-il. Sur TikTok, un challenge vieux de six mois appartient déjà à la préhistoire — ça va vite, ça vit, et ça ne demande pas à personne l'autorisation. Après une période plus discrète, Kim Jah prépare son retour avec KIM Jah Organique, une déclinaison acoustique de son univers. Pas de prime time, pas de fioritures — l'annonce se fera là où l'histoire a commencé, en direct sur vos applications préférées.

Tatiana Randriamanakajasoa

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Canal+ Madagascar : 150 collaborateurs sous un même toit

Lire

4 novembre 2026

Canal+ Madagascar : 150 collaborateurs sous un même toit

Après Analakely, puis la zone Galaxy à Andraharo, Canal+ Madagascar pose ses valises à Morarano-Alarobia, et la raison tient en une phrase très concrè...

Edito
no comment - Naturellement intelligents

Lire le magazine

Naturellement intelligents

Ce mois d'octobre, pendant que certains débattent encore de savoir si l'IA va « prendre leur travail », des lycéens malgaches de 13 à 17 ans sont à Séoul pour le First Global Challenge, prêts à en découdre avec les meilleurs cerveaux robotiques de 190 pays. En novembre, la Team CERISE de l'Ecole Nationale Informatique de Fianarantsoa reprend l'avion pour le Robotex International, catégorie Lego Sumo 3kg open — des sumos en lego, précision utile, même si le principe reste le même que l'original japonais. Et pendant ce temps, nos geeks locaux s'attaquent à des IA from scratch, c'est-à-dire construites de zéro, sans filet, sans modèle préfabriqué. Même les mpanandro — nos astrologues traditionnels gardiens du Fanandroana depuis des siècles — ont désormais un interlocuteur numérique avec OANA, une application qui veut rendre l'astrologie malgache accessible à tous sans déposséder les maîtres du calendrier. On appellera ça la modernité avec respect des anciens. Ou de l'audace bien élevée.Mais voilà — et c'est là que le professeur en nous reprend la parole — une machine qui pense vite ne pense pas forcément juste. L'IA est un marteau formidable, à condition de ne pas s'en servir pour planter des vis. Elle assiste, amplifie, accélère — elle ne remplace pas le jugement, la nuance, ni cette petite chose qu'on appelle l'expérience. Confier son devoir, son diagnostic ou sa stratégie d'entreprise à un algorithme sans en vérifier la cohérence, c'est un peu comme demander à un GPS de choisir votre métier. Nos jeunes qui construisent leurs robots et leurs IA de zéro l'ont compris avant beaucoup d'adultes — la vraie intelligence artificielle commence par une vraie intelligence naturelle.

No comment Tv

Interview - Mahasahy Afido - Octobre 2026 - NC 201

Découvrez Mahasahy Afido, spécialiste du bonebreaking, dans le no comment® NC 201 – octobre 2026
Un bras se plie à l'envers. Une épaule semble sortir de son axe. Dans la salle, certains se cachent les yeux. Mahasahy Afido, danseur-chorégraphe et spécialiste du bonebreaking, ne fait jamais dans le consensus. En 2026, il présente Mue, son premier solo — une pièce expérimentale sur ce que les jeunes héritent de leurs aïeux, entre torsions spectaculaires et mémoire intergénérationnelle.

Focus

Salon de l'auto 2026

Salon de l'auto 2026 au CCI Ivato

no comment - Salon de l'auto 2026

Voir