Zongo Bilaky : Ni blanc ni noir
1 novembre 2021 // Arts Plastiques // 6259 vues // Nc : 142

Il a commencé par la musique avec son groupe Maitso Nation (Nation Verte) en 2009 et se tourne depuis trois ans vers l’art plastique. Mais dans les deux disciplines, Zongo Bilaky suit la même ligne directrice : la protection de l’environnement. Un artiste engagé qui milite pour un monde plus vert et aspire à une société avec moins de discriminations. « J’ai choisi le nom Zongo (blanc) et Bilaky (noir) car je suis un être humain avant tout, doté d’un cœur et d’une âme. J’aimerai que les gens soient plus humains. »

En mars dernier, il a réalisé sa première exposition à l’Alliance française d’Antananarivo sur le thème « Humain, où vas-tu ? » avec trois autres artistes locaux. « Cette exposition avait pour objectif de sensibiliser les gens sur la pollution, les feux de brousse… C’était une combinaison de plusieurs médiums notamment la peintre, les vidéos et des installations. »

Dans son travail, Zongo Bilaky utilise différents matériaux dont la plupart sont recyclés : fils, tissus, CD, bouteilles… « Je les récupère ou je les achète à La Réunion Kely. Sinon, j’utilise de la peinture acrylique et à l’huile ainsi que du cuir qui m’est offert par un autre ami artiste, Jiary. Mon inspiration n’a pas de limites. Tout dépend de ce que je trouve. J’ai baptisé mon art, Art’Raoty du malgache ‘araraoty’ qui signifie ‘profiter’. C’est le moment de profiter et de se dépêcher d’apprécier les choses avant qu’il ne soit trop tard. »


Aina Zo Raberanto

Mpamosaka ny ho avy (Mpamosavy)
(Acrylique, à l’huile, tissu, fil recyclé)
1 m x 50 cm
Mpivoady (Mpivady)
(Acrylique, tissu, recyclage CD)
1 m x 65 cm
Reny Malala
(Cuir, acrylique, à l’huile, tissu recyclé)
1 m x 1 m
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Le 1er mai, à Madagascar, certains se lèvent à l'aube pour aller… travailler. Pas par oubli du calendrier, mais par nécessité. Il y a quelque chose de presque philosophique là-dedans. Depuis des décennies, le monde entier célèbre ce jour comme une victoire arrachée de haute lutte — Chicago, 1886, le sang des ouvriers sur les pavés, la semaine de huit heures comme horizon promis. Belle histoire. Sauf qu'ici, à Antananarivo comme à Tamatave, la question n'est pas tant de combien d'heures on travaille, mais bien de combien de travaux on jongle simultanément. Prenez ce vieux Mamy. Fonctionnaire le matin, revendeur de crédit téléphonique l'après-midi, et le week-end — discret, mais régulier — petit élevage de poulets en banlieue. Trois activités, un seul homme, zéro fiche de paie qui suffise. Ce n'est pas de l'ambition, c'est de la survie érigée en système. On appelle ça « avoir plusieurs cordes à son arc », expression polie pour désigner une réalité que beaucoup connaissent sans jamais nommer.Car le vrai travail malgache, celui qui fait tourner les familles, se passe rarement sous les projecteurs des statistiques officielles. Il est informel, inventif, insaisissable. Un peu comme ce personnage de Sisyphe — mais version optimiste : Sisyphe qui, en remontant son rocher, aurait trouvé le moyen de vendre des cacahuètes sur le chemin. Alors pour ce 1er mai, fêtons le travail — tous les travaux. Celui qu'on déclare et celui qu'on tait. Celui du contrat et celui du débrouillard. Avec une pensée particulière pour tous ceux qui, aujourd'hui encore, n'auront pas le luxe de s'arrêter pour célébrer. La fête du Travail leur appartient aussi. Peut-être même surtout.Solofo Ranaivo

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