Veggy Map : Carnet d’adresses végétariennes
9 janvier 2025 // Gastronomie // 9107 vues // Nc : 180

Les sœurs Jay et Ste sont végétariennes depuis 12 ans et 7 ans respectivement, pour la cause écologique. Sur les réseaux sociaux, elles répertorient et partagent les bons plats végétariens dans les restaurants à Madagascar.

Pourquoi Veggy Map ?
À vrai dire, ça devenait usant de se retrouver constamment avec des frites et des légumes sautés quand on sortait avec nos amis. On a commencé par faire la liste pour nous-mêmes, puis on s’est dit que ce serait sympa de la partager. On voulait montrer que manger végétarien n’était pas synonyme de repas déprimant, notamment pour ceux qui souhaitaient sauter le pas.

Les meilleurs spots pour manger végétarien à Antananarivo ?
Notre numéro 1 est un choix autant gustatif qu’affectif : le Grizzlee à Isoraka ! Lee, le proprio a créé un item spécialement pour nous : le VeJay burger, qui est un des meilleurs de la planète. C’est une victoire pour nous, car on parle quand même d’une vraie option végétarienne dans un steakhouse. De plus, l’ambiance y est vraiment chouette, notamment avec les soirées karaoke ou blind tests. Bref, top 1 évident ! En numéro 2, on a deux ex aequo : le Shizuku et Bogota.

Deux styles, deux ambiances. Au Shizuku, c’est le régal associé à la délicatesse de la cuisine japonaise à chaque bouchée. De plus, ils ont eux aussi accepté d’agrandir leur carte végétarienne, pour notre plus grand plaisir ! A Bogota, c’est le festival du fromage, de la gourmandise jusqu’à plus faim. On aime y aller autant avec les amis qu’avec nos parents. Et leurs desserts aussi sont à tomber : il est impossible de repartir sans au moins un petit brownie ou une crème dessert. En numéro 3, pour se faire plaisir sans trop dépenser, il y a le sandwich végétarien de Duo à Analakely. Il a l’air simple au premier abord, mais il est bien assaisonné et d’une générosité sans pareil. Accompagner par des frites pour les grosses fringales !

Qu’en pensent vos followers et la communauté végétarienne ?
Au début, beaucoup nous ont dit que ça ne servait à rien de créer Veggy Map, notamment parce qu’à Mada, les gens ne sont pas végétariens par choix. Au final, on s’est aperçu qu'il existe une vraie communauté de végétariens et de végans conscients (par opposition à ceux qui le sont contre leur gré) ! On a d’ailleurs pu en rencontrer une partie lors d’un grand pique-nique il y a quelques années.

Depuis, la communauté végétarienne ne cesse de s’agrandir, et ça fait plaisir de voir que les gens sont assez réceptifs. Certaines personnes viennent nous poser des questions, locaux comme touristes, et certains restaurateurs nous ont même contactées pour des collaborations. À terme, on aimerait proposer un guide qui serait disponible à la mairie ou à l’office du tourisme. Il sera rédigé en prenant en compte les retours et suggestions de la communauté.

Comment faites-vous pour allier gastronomie malgache et végétarisme ?
Quand on est devenu végétariennes, notre mère y a d’abord vu un rejet de la culture malgache. Et de son point de vue, ça peut se comprendre : de nombreux plats reposent sur la viande. Pourtant, la gastronomie malgache est bien plus riche qu’on ne le pense. Avec tous les légumes et les épices à disposition à Madagascar, il est plutôt aisé de revisiter des plats emblématiques, tout en gardant les saveurs typiques.

Preuve est qu’aujourd’hui, elle nous cuisine d’excellents plats malgaches végétariens, qui font souvent de l’œil aux autres convives. Aussi, on tient quand même à préciser qu’on n’est pas du côté militantiste. Pour nous, chacun est libre de manger ce qu’il veut, ce n’est pas à nous de juger. On demande simplement à ce que nos préférences soient acceptées et respectées.

Propos recueillis par Mpihary Razafindrabezandrina
Photos : Veggy Map

Instagram : Veggy Map Madagascar

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Le 20 mars, journée mondiale du conte, devrait être férié pour l’imaginaire. Rien que ça. Car il fut un temps — pas si lointain — où Madagascar vibrait au rythme des angano, ces récits qui, le mercredi après-midi, clouaient les enfants devant la radio ou la télévision. On n’avait pas école. On avait mieux : Trimobe, Rapeto, Ranoro. Dans les années 80, 90, et même au début des années 2000, toutes les stations ou presque avaient leur programme dédié. C’était un rendez-vous sacré. Les grandmères rassemblaient les petits-enfants autour du foyer, le soir, et les mots devenaient braises. Trimobe, ogre insatiable mais régulièrement dupé par un gamin — ou une fillette paraplégique — apprenait l’humilité à coups de ruse. Rapeto, géant malgache, déplaçait des montagnes sans tractopelle. Ranoro, sirène des eaux profondes, murmurait à l’oreille des rêveurs.Aujourd’hui ? Ces figures glissent doucement vers l’ombre. Illustres inconnus d’une génération qui connaît mieux les superhéros importés que les ogres du terroir. Les écrans n’ont pas cessé de raconter des histoires — loin de là — mais elles viennent souvent d’ailleurs, calibrées, doublées, marketées. On ne va pas jouer les passéistes professionnels, mais tout de même. Car jadis — mot dangereux, je sais — les angano travaillaient l’imaginaire comme un artisan polit une pierre brute. Ils enseignaient sans en avoir l’air. Ils faisaient peur, parfois. Rire, beaucoup. Grandir, surtout. Heureusement, depuis quelque temps, des créateurs de jeux vidéo et de films d’animation gasy réinvestissent ces figures. Avec des libertés narratives, quelques retouches ici et là, certes. Mais l’essentiel demeure : les personnages respirent encore. Alors, en ce 20 mars, la question n’est pas de savoir si le conte survivra à l’ère du scroll infini. Elle est plus simple — et plus vertigineuse : que restera-t-il de nous si nos enfants ne rêvent plus dans notre langue ?

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