Surprises by Eternal Roses : Le durable en bouquet
19 juillet 2026 // Mode & Design // 1618 vues // Nc : 198

Fanomezana Rasolomahery, créatrice de Surprises by Eternal Roses, préfère plier le papier au lieu de froisser la planète. Elle utilise du satin, des papiers texturés et même des jeans recyclés pour faire des bouquets durables. À Antananarivo, elle change la façon dont on voit la décoration d'événements. Ses roses ne se fanent jamais.

Offrir des roses à la Saint-Valentin pour les voir faner au bout de quarante-huit heures ? Ce n’est pas du tout l’idée de Fanomezana. Engagée dans une démarche écolo et minimaliste, elle a choisi de mettre fin à cette tradition qui finit toujours à la poubelle. « Je tiens beaucoup à l’écologie et je suis très stricte sur la protection de l’environnement », dit-elle en souriant, une jolie fossette au coin de la bouche. « Mon but, c’est de garder les fleurs le plus longtemps possible, voire pour toujours, tout en les laissant s’épanouir dans leur vrai décor : le jardin. » Son projet, Surprises by Eternal Roses, est né pendant le confinement de 2020. Ce qui a commencé comme un simple passe-temps est vite devenu un vrai engagement artistique.

Le secret de fabrication repose sur des gabarits spéciaux, créés avec soin par l’artisane elle-même, qui reproduisent parfaitement les formes et les courbes de la nature. Les roses ont un galbe parfait, les tournesols sont éclatants, les tulipes sont élégantes — chaque pétale est fait à la main. C’est un travail très précis qui demande de la patience : il faut environ une demi-journée pour assembler vingt roses. « C’est surtout cet aspect durable qui donne toute sa valeur à l’entreprise. C’est un souvenir qu’on garde longtemps », explique-t-elle. Aujourd’hui, sa clientèle se concentre surtout sur les mariages — bouquets pour la cérémonie, décorations de table, et pièces conçues pour durer bien après la fête.

Chez Fanomezana, l'approvisionnement est très simple. « Pas besoin d'aller loin, tout est déjà chez moi », dit-elle en souriant. Satin, ruban, vieux jeans, un peu de colle — et le tour est joué. Toutes les couleurs sont possibles, le sur-mesure est complet. Cette approche ne concerne pas seulement la déco : le minimalisme et l'écologie guident tout son mode de vie, notamment avec Ecoventure, son projet dédié à l’environnement. En mêlant upcycling et savoir-faire artisanal, elle montre qu’un cadeau peut être durable tout en touchant vraiment.

Tatiana Randriamanakajasoa

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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