O.R. « Besoin de folie et de liberté ! »
3 juillet 2022 // Arts Plastiques // 6252 vues // Nc : 150

Artiste peintre et militante pour la préservation de l’environnement, Raharinjatovo Onjatiana Rajaobelina, plus connue sous nom de O.R., explore la peinture depuis 2020. Mais elle a toujours eu le goût du dessin et des travaux manuels. Sa rencontre avec un autre artiste, A.J., est déterminante dans son choix pour la peinture.  « La première magie avec le pinceau m’a poussé à poursuivre dans cette voie. Que ce soit un mur, une toile, une planche… la peinture me permet de m’évader, de donner forme à mes idées, à mes émotions et à les partager. » Elle a réalisé sa première exposition collective en mars 2021 à La

Teinturerie à Ampasanimalo lors de la Journée internationale des droits de la femme. Sa passion pour la nature, son combat pour l’environnement à travers son association Green Madagascar ne se retrouvent pas dans ses œuvres. Elle aborde plutôt le côté humain. « Mon nom d’artiste, O.R., je l’ai choisi justement pour dissocier ce que je fais dans ces deux domaines. En peinture, je parle surtout de caractères, de ressentis, de valeurs… La nature, c’est toute ma vie, mon combat, mon univers. À côté, j’ai aussi d’autres messages à faire passer. Ma démarche est assez paradoxale. Quand je provoque, je prône également la tolérance. » La jeune artiste se cherche encore et ne veut pas définir son style. « Pour le moment, j’explore, je développe. Je trouve mon style mon style encore trop sage. J’ai besoin de beaucoup de folie et de liberté ! »


Aina Zo Raberanto

MaivanaTechnique mixte sur palette recyclée
Vavy-lahyTechnique mixte sur toile
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Le 1er mai, à Madagascar, certains se lèvent à l'aube pour aller… travailler. Pas par oubli du calendrier, mais par nécessité. Il y a quelque chose de presque philosophique là-dedans. Depuis des décennies, le monde entier célèbre ce jour comme une victoire arrachée de haute lutte — Chicago, 1886, le sang des ouvriers sur les pavés, la semaine de huit heures comme horizon promis. Belle histoire. Sauf qu'ici, à Antananarivo comme à Tamatave, la question n'est pas tant de combien d'heures on travaille, mais bien de combien de travaux on jongle simultanément. Prenez ce vieux Mamy. Fonctionnaire le matin, revendeur de crédit téléphonique l'après-midi, et le week-end — discret, mais régulier — petit élevage de poulets en banlieue. Trois activités, un seul homme, zéro fiche de paie qui suffise. Ce n'est pas de l'ambition, c'est de la survie érigée en système. On appelle ça « avoir plusieurs cordes à son arc », expression polie pour désigner une réalité que beaucoup connaissent sans jamais nommer.Car le vrai travail malgache, celui qui fait tourner les familles, se passe rarement sous les projecteurs des statistiques officielles. Il est informel, inventif, insaisissable. Un peu comme ce personnage de Sisyphe — mais version optimiste : Sisyphe qui, en remontant son rocher, aurait trouvé le moyen de vendre des cacahuètes sur le chemin. Alors pour ce 1er mai, fêtons le travail — tous les travaux. Celui qu'on déclare et celui qu'on tait. Celui du contrat et celui du débrouillard. Avec une pensée particulière pour tous ceux qui, aujourd'hui encore, n'auront pas le luxe de s'arrêter pour célébrer. La fête du Travail leur appartient aussi. Peut-être même surtout.Solofo Ranaivo

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