Joe le taxi : thriller fantastique
6 juillet 2022 // Cinéma // 6011 vues // Nc : 150

Projeté en première en mai dernier au Canal Olympia Iarivo, « Joe » aborde brillamment le thriller fantastique, un genre peu exploité à Madagascar. En plus du jeu d’acteurs, le professionnalisme de l’équipe technique est également à souligner.

Joe (1 h 34, 2022) produit par Watch’ Entertainment Studio, écrit et réalisé par Zo Tahiana Hariminoson, raconte l’histoire d’un chauffeur de taxi nommé Joe. Joe a déjà perdu son épouse, emportée par la maladie., et maintenant c’est sa fille qui souffre d’une maladie incurable.
Un soir, il consulte une sorcière-tradipraticienne qui lui promet de la guérir. Cependant, ce service a un coût qui le fera tomber dans une spirale, entraînant deux jeunes femmes avec lui : Corinne, superviseuse dans une boîte, traumatisée par les moqueries grossophobes dont elle a été victime durant son enfance, et Miora, chassée par ses parents à cause d’une erreur de jeunesse et peinant à trouver un premier boulot.

On apprécie d’emblée le fait que le protagoniste et les deux personnages secondaires sont bien caractérisés. Ils ont des objectifs clairs et la volonté de les atteindre coûte que coûte.
Ils ont des qualités mais aussi des défauts et leurs actions impactent l’intrigue remplie de suspense et de rebondissements.

Cette qualité du scénario est sans doute un facteur-clé qui a aidé les acteurs Herizo Rabary (Joe), Ratsimbazafy Miangaliniaina Harinjatovo (Corinne) et Ravonjinimanana Onylie Vania (Miora) à jouer de façon convaincante.

Joe se démarque également par le professionnalisme de son équipe technique, une cinquantaine decollaborateurs d’après le producteur Arija Harijaona. Le résultat est en proportion avec une qualité visuelle et sonore de haut niveau, de même la colorimétrie et les éclairages mis au point par le directeur de la photographie Andry Rakotoarivony. Tessa Ratovonar a signé la musique et les ambiances sonores et Andry Ranoarivony le mixage et la mastérisation. Mention spéciale pour le travail remarquable de Mihamintsoa Rakotoniaina  qui était en charge du maquillage des acteurs et des figurants.


Aina Randrianatoandro
Association des critiques cinématographiques de Madagascar (ACCM)

Laisser un commentaire
no comment
no comment - FIM 2026 : Madagascar en mouvement

Lire

8 mai 2026

FIM 2026 : Madagascar en mouvement

Le CCI Ivato a ouvert ses portes hier pour la 27e édition de la Foire internationale de Madagascar. Le thème choisi — « Madagascar en mouvement : les...

Edito
no comment - Travail, travail, travail… mais lequel ?

Lire le magazine

Travail, travail, travail… mais lequel ?

Le 1er mai, à Madagascar, certains se lèvent à l'aube pour aller… travailler. Pas par oubli du calendrier, mais par nécessité. Il y a quelque chose de presque philosophique là-dedans. Depuis des décennies, le monde entier célèbre ce jour comme une victoire arrachée de haute lutte — Chicago, 1886, le sang des ouvriers sur les pavés, la semaine de huit heures comme horizon promis. Belle histoire. Sauf qu'ici, à Antananarivo comme à Tamatave, la question n'est pas tant de combien d'heures on travaille, mais bien de combien de travaux on jongle simultanément. Prenez ce vieux Mamy. Fonctionnaire le matin, revendeur de crédit téléphonique l'après-midi, et le week-end — discret, mais régulier — petit élevage de poulets en banlieue. Trois activités, un seul homme, zéro fiche de paie qui suffise. Ce n'est pas de l'ambition, c'est de la survie érigée en système. On appelle ça « avoir plusieurs cordes à son arc », expression polie pour désigner une réalité que beaucoup connaissent sans jamais nommer.Car le vrai travail malgache, celui qui fait tourner les familles, se passe rarement sous les projecteurs des statistiques officielles. Il est informel, inventif, insaisissable. Un peu comme ce personnage de Sisyphe — mais version optimiste : Sisyphe qui, en remontant son rocher, aurait trouvé le moyen de vendre des cacahuètes sur le chemin. Alors pour ce 1er mai, fêtons le travail — tous les travaux. Celui qu'on déclare et celui qu'on tait. Celui du contrat et celui du débrouillard. Avec une pensée particulière pour tous ceux qui, aujourd'hui encore, n'auront pas le luxe de s'arrêter pour célébrer. La fête du Travail leur appartient aussi. Peut-être même surtout.Solofo Ranaivo

No comment Tv

Interview - Ferme de la Jungle - Avril 2026 - NC 195

Découvrez la Ferme de la Jungle, dans le no comment ® NC 195 – avril 2026
Nichée à Ambohimanarina, en plein cœur d’Antananarivo, la Ferme de la Jungle de Rajaonarivony Christian offre une escapade nature surprenante : eau, verdure et animaux rares sur près de 5 hectares. Pêche, pique-nique, visites guidées… le site peut accueillir jusqu’à 300 personnes.

Focus

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada, le samedi 21 et dimanche 22 février au Tana Water Front

no comment - Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Voir