Harambato : « C’est pas taillé dans la pierre »
13 juillet 2025 // Assos // 3815 vues // Nc : 186

Et si la réussite était avant tout une question de mentalité ? Oui, pour Salomé Ratahina, cofondatrice de l’association Harambato. Mais que faire quand cette mentalité est conditionnée par nos origines socioéconomiques ? Les bénévoles de l’association accompagnent alors des enfants défavorisés à travers des activités extrascolaires. Le but : leur forger une mentalité de leaders, jusqu’au baccalauréat.

« Quand je serai grand, je serai balayeur », répondent certains enfants lors des séances d’orientation organisées par l’association Harambato. Une phrase qui semble tout droit sortie d’un essai de Pierre Bourdieu sur l’habitus de classe (cette perception de soi façonnée et limitée par son milieu d’origine), mais qui résonne bien ici, dans les salles de l’EPP Ambatobe. Depuis 2021, Harambato y accompagne une promotion d’élèves : ils ont passé le CEPE et sont aujourd’hui en classe de sixième.

« Nous accompagnons des enfants issus de milieux défavorisés pour qu’ils deviennent des leaders, car l’enfance façonne l’avenir, par l’éducation, l’environnement et la mentalité », explique la fondatrice.

Alors, deux samedis matin par mois, pendant toute l’année scolaire, ces élèves participent à des activités pensées pour révéler leur potentiel. Au programme : soutien scolaire pour les classes d’examen, danse, sport, théâtre, techniques de concentration, et même une initiation à l’entrepreneuriat.

Les contenus sont conçus par l’antenne de Harambato en France, tandis que l’équipe à Madagascar s’occupe de faire intervenir des experts de chaque domaine. Résultat : les enfants osent imaginer d’autres possibles. « S’il veut devenir technicien de surface, on ne lui dit pas de changer d’avis, mais on lui montre comment exercer ce métier dans un cadre professionnel, pour qu’il puisse gagner dignement sa vie. En même temps, leurs rêves évoluent avec le temps, même s’ils sont au départ influencés par leur environnement », précise Salomé Ratahina.

Alors, deux samedis matin par mois, pendant toute l’année scolaire, ces élèves participent à des activités pensées pour révéler leur potentiel. Au programme : soutien scolaire pour les classes d’examen, danse, sport, théâtre, techniques de concentration, et même une initiation à l’entrepreneuriat. Les contenus sont conçus par l’antenne de Harambato en France, tandis que l’équipe à Madagascar s’occupe de faire intervenir des experts de chaque domaine. Résultat : les enfants osent imaginer d’autres possibles. « S’il veut devenir technicien de surface, on ne lui dit pas de changer d’avis, mais on lui montre comment exercer ce métier dans un cadre professionnel, pour qu’il puisse gagner dignement sa vie. En même temps, leurs rêves évoluent avec le temps, même s’ils sont au départ influencés par leur environnement », précise Salomé Ratahina.

Autre difficulté : après le CEPE, les enfants s’éparpillent dans différents établissements. Cela complique le suivi, car la vingtaine de bénévoles ne peut plus assurer l’accompagnement individuel de chacun. D’où l’idée de créer un centre Harambato, où les enfants pourraient se retrouver et être suivis jusqu’au baccalauréat. Et puis, on ne peut pas prétendre à un phénomène social de transfuge de classe si l’initiative reste limitée à une seule promotion, dans un seul établissement : il ne s’agit pour l’instant que d’un projet pilote. C’est pourquoi Harambato reste ouvert à l’arrivée de nouveaux bénévoles : il suffit d’être majeur et engagé pour les enfants. Une levée de fonds est également prévue, et sera bientôt annoncée sur leurs réseaux sociaux.

Mpihary Razafindrabezandrina

LinkedIn : Association HARAMBATO
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Décembre arrive et, comme chaque année, Madagascar se réveille culturellement.
Soudainement, les salles de spectacle se remplissent, les artistes sortent du bois, les concerts s’enchaînent. C’est la saison des festivités de Noël mêlant sacré et profane, et des expositions de dernière minute. Bref, tout le monde s’active comme si l’année culturelle se jouait en un seul mois. Et franchement, il y a de quoi se poser des questions. On ne va pas se mentir : les artistes malgaches ne sont pas là uniquement pour nous divertir entre deux repas de fête. Ils bossent, ils créent, et à leur niveau, ils font tourner l’économie. Le secteur culturel et créatif représentait environ dix pour cent du PIB national et ferait vivre plus de deux millions de personnes. Pas mal pour un domaine qu’on considère encore trop souvent comme un simple passe-temps sympathique, non ?
Alors oui, ce bouillonnement de décembre fait plaisir. On apprécie ces moments où la création explose, où les talents se révèlent, où la culture devient enfin visible. Mais justement, pourquoi faut-il attendre décembre pour que cela se produise ? Pourquoi cette concentration frénétique sur quelques semaines, alors que les artistes travaillent toute l’année ? Des mouvements sont actuellement en gestation pour revendiquer leur statut d’acteurs économiques essentiels et pour que l’on accorde à nos créateurs une place réelle dans la machine économique du pays. La culture malgache vaut bien mieux qu’un feu d’artifice annuel. Elle mérite qu’on lui accorde l’attention qu’elle réclame douze mois sur douze.

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