Cœur et Conscience « 1000 enfants parrainés »
6 novembre 2020 // In & Out // 4538 vues // Nc : 139

Coufé « de fil en aiguille »

En mars dernier, trois jeunes entrepreneurs, Andrianarinoa Thierry, Rabenja Jessica et Andriamandimbisoa Kiraën, âgés de 20 ans, ont décidé de créer une marque de t-shirts Coufé pour Company Organized and United for Fair Entrepreneurship. Des t-shirts à message brodés par des détenues de la prison d’Antanimora. «Cette idée est née à la suite d’une vidéo d’Amnesty International sur les conditions de la vie carcérale à Madagascar. Nous nous sommes dit, pourquoi ne pas travailler avec des détenus ? Nous avons besoin de main d’œuvre pour mettre le projet en place et ces personnes ont du temps ainsi que des compétences non mises en valeur.» La petite entreprise travaille aujourd’hui avec 15 détenues dont certaines ont déjà des compétences en matière de broderie et d’autres suivent des formations. Contrairement à la broderie industrielle, ils peuvent fournir des articles à l’unité avec une finition plus contrôlée et personnalisés selon le goût des clients. «Nous voudrions collaborer avec tous les milieux carcéraux à Madagascar en promouvant d’autres métiers, le but étant de diversifier les activités au sein de Coufé. Nous envisageons aussi de faire suivre une formation sur l’entreprenariat aux détenues car nous sommes une marque engagée dans la réinsertion sociale.»

Cœur et Conscience « 1000 enfants parrainés »

Changer l’avenir des enfants, c’est la mission de l’association Cœur et Conscience basée à Diego Suarez. Créée en janvier 2006 par Amédée, cette association est devenue un acteur majeur de la Protection de l’Enfant à Madagascar avec le soutien de l’Unicef, l’Union Européenne et la collaboration des autorités malgaches. Elle a pour objectif d’offrir une éducation de qualité aux enfants défavorisés en les accompagnant dans leur scolarité. Une antenne s’est également créée à La Réunion.«Nous travaillons en étroite collaboration avec les acteurs locaux, un réseau d’associations et d’organismes partenaires» souligne Patricia Rasoanindrina, coordinatrice de l’association. «Il faut éduquer les enfants dès leur plus jeune âge pour qu’ils apprennent les valeurs humaines universelles. Aujourd’hui, nous parrainons 1000 enfants.»

Page réalisée par Aina Zo Raberanto

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Le 1er mai, à Madagascar, certains se lèvent à l'aube pour aller… travailler. Pas par oubli du calendrier, mais par nécessité. Il y a quelque chose de presque philosophique là-dedans. Depuis des décennies, le monde entier célèbre ce jour comme une victoire arrachée de haute lutte — Chicago, 1886, le sang des ouvriers sur les pavés, la semaine de huit heures comme horizon promis. Belle histoire. Sauf qu'ici, à Antananarivo comme à Tamatave, la question n'est pas tant de combien d'heures on travaille, mais bien de combien de travaux on jongle simultanément. Prenez ce vieux Mamy. Fonctionnaire le matin, revendeur de crédit téléphonique l'après-midi, et le week-end — discret, mais régulier — petit élevage de poulets en banlieue. Trois activités, un seul homme, zéro fiche de paie qui suffise. Ce n'est pas de l'ambition, c'est de la survie érigée en système. On appelle ça « avoir plusieurs cordes à son arc », expression polie pour désigner une réalité que beaucoup connaissent sans jamais nommer.Car le vrai travail malgache, celui qui fait tourner les familles, se passe rarement sous les projecteurs des statistiques officielles. Il est informel, inventif, insaisissable. Un peu comme ce personnage de Sisyphe — mais version optimiste : Sisyphe qui, en remontant son rocher, aurait trouvé le moyen de vendre des cacahuètes sur le chemin. Alors pour ce 1er mai, fêtons le travail — tous les travaux. Celui qu'on déclare et celui qu'on tait. Celui du contrat et celui du débrouillard. Avec une pensée particulière pour tous ceux qui, aujourd'hui encore, n'auront pas le luxe de s'arrêter pour célébrer. La fête du Travail leur appartient aussi. Peut-être même surtout.Solofo Ranaivo

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