En ville à Tamatave avec Vondro Geraldo
16 février 2025 // Downtown // 7181 vues // Nc : 181

Plus connu sous le nom de scène HumanoïD, Vondro Geraldo est le président du club de slam de Tamatave depuis 2014. Entre la scène, le coaching et l’écriture, ce passionné aime aussi flâner dans les rues de sa ville. Il partage avec nous ses coups de cœur et ses bons plans.

L’endroit ou le quartier préféré de votre ville ?
Ambolomadinika parcelle 21/23. C’est un lieu chargé de souvenirs, c’est là que j’ai rencontré mes potes. Beaucoup de nos rêves sont nés dans ce quartier. Aujourd’hui encore, j’y retourne souvent, pour rendre visite à ma mère et discuter avec mes amis qui y vivent toujours.

Un restaurant coup de cœur à nous recommander ?
À Antanambao 5 vers le lalam-baovao ou la nouvelle route à côté du lalam-by (chemin de fer). Il y a une gargote qui sert des composés : c’est à tomber ! En termes de soupes, parce que oui, on est à Tamatave, je recommande Asia et Plaque Jaune. Et enfin pour les pizzas, L’Affiche est une adresse incontournable.

Votre plat préféré ?
« Korao-mazava fangaro ana-malao », une recette typique que ma mère cuisine à la perfection. C’est à la fois délicieux et réconfortant.

Où faire du shopping ?
J’apprécie les accessoires. Je suis fan de bracelets, que j’achète parfois en ligne, mais je trouve mon souvent mon bonheur au Bazar Be. C’est l’endroit idéal pour dénicher de beaux accessoires. Je n’ai pas de vendeur attitré, c’est surtout au coup de cœur.

Où commencer et terminer la soirée ?
Je commence généralement par un restaurant avec une ambiance musicale, comme à L’Affiche. Ensuite, direction les boîtes de nuit, chez Neptune, pour danser. Et pour finir la soirée en douceur, j’opte pour des bars plus calmes et stylés au bord, chez Mama Jess, où l’accueil est toujours chaleureux.

Un endroit pour s’évader le weekend ?
J’aime assister à des combats de coqs à Mangarano, les week-ends. Sinon, je me rends au bord de la mer, loin des lieux fréquentés, pour un moment de calme.

Les bons plans pour les vacances ?
Dans ma carrière, j’ai pas mal voyagé. Vatomandry est l’endroit qui m’a le plus impressionné avec ses paysages magnifiques. Diego et Sainte-Marie sont également des destinations idéales. Pour moi, des vacances parfaites riment avec bouffe, plage et danse.

L’événement culturel qui vous a marqué ?
La Fête de la musique à Sambava en 2018. Avec mon groupe Manankasy, nous avons relevé le défi de faire un slam musical devant un public inhabituel. La foule était immense, et leur enthousiasme a été une surprise et un grand moment de bonheur pour nous.

Votre actualité ?
Je travaille sur mon premier album intitulé Tandregnëso më. Je veux réveiller l’attention sur le kanto malagasy, une musique, non commerciale, qui suit des règles précises mais est aujourd’hui souvent négligée. Mon objectif est de faire écouter et ressentir cette richesse culturelle comme dans le titre « Tandregnëso » (Ecouter).

Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

FB : HumanoïD

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Rija Ramanantoanina : « L'œuvre de toute une vie »

Lire

28 mai 2026

Rija Ramanantoanina : « L'œuvre de toute une vie »

Ce dimanche 31 mai, à 15 heures, l'amphithéâtre du Centre de Conférence International d'Ivato accueillera un événement inédit dans l'histoire de la mu...

Edito
no comment - Exister en malgache

Lire le magazine

Exister en malgache

Juin à Madagascar, c'est un mois qui déborde. La langue, l'enfant, l'indépendance — trois célébrations bousculées dans trente jours, comme si le calendrier avait, lui aussi, quelque chose à dire. Et si ce n'était pas un hasard ? Ces trois commémorations racontent, au fond, la même histoire : celle d'un peuple qui cherche, depuis 1960, à exister pleinement sur ses propres termes. Pas seulement dans les discours officiels et les défilés — dans la vie réelle, quotidienne, celle qui se joue désormais aussi sur un écran.Car le vrai terrain de la souveraineté culturelle s'est déplacé. Il est numérique, algorithmique, et aussi impitoyable. Une langue absente du web est une langue que le monde n'entend pas — et qu'il finit par oublier. Le malgache, parlé par trente millions de personnes, riche d'une histoire linguistique qui traverse les siècles et trois océans, mérite mieux que l'invisibilité numérique. L'initiative Wikiteny — atelier consacré à l'enrichissement des contenus en malgache sur internet — est allée dans ce sens. Ce type d'initiative doit être multiplié, amplifié, soutenu. Sans attendre.C'est là, précisément, que la langue rejoint l'économie. Une identité qui ne se raconte pas, c'est une culture qui ne se monétise pas — un savoir-faire qui reste sans vitrine. Madagascar exporte sa vanille, ses textiles, sa biodiversité unique. Mais que fait-on de l'autre richesse, l'immatérielle, celle qui ne figure dans aucune balance commerciale et qui, pourtant, vaut de l'or ? Soixante-quatre ans après l'indépendance, la vraie souveraineté se joue peut-être là : dans la capacité à dire qui nous sommes, en malgache — et à faire en sorte que le monde l'entende. Haut et fort.Solofo Ranaivo

No comment Tv

Interview - LeManana guitariste - Mai 2026 - NC 196

Découvrez LeManana guitariste dans le no comment® NC 196 – mai 2026
LeManana puise ses racines dans le beko du Sud de Madagascar pour mieux les mêler aux rythmes d'Afrique et du monde. Quinze ans après ses débuts sur scène, sa world music a déjà traversé les cinq continents. Rencontre avec un artiste qui n’a pas fini de faire voyager la musique malgache.

Focus

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada, le samedi 21 et dimanche 22 février au Tana Water Front

no comment - Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Voir