Ando Rakotomanarivo : De la passion à la création, un parcours sans fausse note
1 mai 2025 // Influenceur du mois // 5328 vues // Nc : 184

Derrière l’objectif et les paillettes, il y a souvent une histoire plus profonde, une motivation qui va au-delà de la simple envie de se maquiller. C’est le cas d'Ando Rakotomanarivo, alias @a.n.d.r.e.a.m.s sur Instagram, une créatrice de contenu beauté qui, en seulement quelques années, a su s'imposer sur la toile malgache. Portrait d’une jeune femme qui réinvente les codes de la beauté digitale.

Avec plus de 36 000 abonnés sur Instagram et 24 000 sur Facebook, Ando inspire et captive par son univers élaboré et sa créativité sans limite. Tout commence en 2020, une année où Ando se découvre une opportunité en or : devenir ambassadrice de Maybelline Madagascar. Une expérience décisive qui lui permet de s'initier à la création de contenu. « Allier mes deux passions était une évidence donc tout s’est fait naturellement », confie-t-elle. Avec un regard affûté et une esthétique peaufinée, elle affine progressivement son style et impose sa patte : des transformations spectaculaires, une approche pédagogique et une authenticité qui transparaît dans chacun de ses contenus. Mais au-delà des pinceaux et des palettes, c’est le plaisir de partager et d’émerveiller qui la pousse à persévérer.

©photo : Ando Rakotomanarivo

Derrière chaque artiste se cachent des inspirations. Pour Ando, elles portent les noms d'Anastasia (@anastasile) et de Nyane (@nyane), toutes deux connues pour leurs incroyables transformations en maquillage et leurs mises en scène démesurées. Mais son admiration ne s’arrête pas là. Elle cite également Chloé Shih (@chloeshih), une créatrice qui fusionne storytelling, motion design et esthétique minimaliste pour transmettre des messages profonds.
Ce mélange d’influences se retrouve dans son travail : Ando ne se contente pas de maquiller, elle raconte une histoire à travers chaque contenu. Son objectif est d’offrir à son public une expérience immersive, lui permettant de voyager dans un univers où la beauté se conjugue avec créativité et narration visuelle.

Construire une communauté et travailler avec des marques ne se fait pas du jour au lendemain. Pour Ando, la clé du succès repose sur la régularité et l’autodiscipline. En publiant constamment des vidéos qui mettent en valeur son talent et son univers, elle a su attirer l’attention de marques locales, qui l’ont progressivement contactée pour des collaborations.

« Ces expériences m’ont appris à rester fidèle à moi-même tout en étant capable de m’adapter aux besoins des marques », souligne-t-elle. Une règle d’or dans le monde du digital, où l’équilibre entre authenticité et exigences commerciales est un exercice constant. Son engagement et sa rigueur lui permettent d’avoir une identité forte qui la distingue des autres créateurs de contenu. Avec une communauté majoritairement féminine (55%) âgée de 16 à 40 ans, Ando s’adresse à un public passionné par l’univers de la beauté. « Je suis profondément reconnaissante envers chacune d’elles », confie-t-elle. Loin d’une simple relation créateur-spectateur, elle entretient un lien fort avec ses abonnés, qui interagissent activement avec elle. Les retours qu'elle reçoit nourrissent son inspiration et la motivent à continuer à créer du contenu original et inspirant.

Si Ando brille sur les réseaux, elle ne se repose pas sur ses acquis. Actuellement en Italie pour ses études en communication, technologie et culture digitale, elle se prépare à repousser encore plus loin les limites de son art. « L’évolution est au cœur de mon travail et j’ai hâte de voir où ce chemin me mènera », affirme-t-elle. Dans les prochains mois, elle compte diversifier ses formats, proposer des vidéos plus immersives et continuer à faire de son univers un espace d’inspiration et de créativité. Elle aspire également à collaborer avec des marques internationales et à explorer des techniques innovantes pour enrichir son contenu. Avec une vision bien définie et un sens du détail qui la caractérise, Ando Rakotomanarivo ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Son ascension ne fait que commencer, et à travers son parcours, elle prouve qu’avec du talent, du travail et une pointe de rêve, il est possible de transformer une passion en véritable aventure digitale.

Propos recueillis par Emerick ANDRIAMAMONJY

Contact : @a.n.d.r.e.a.m.s sur Instagram
Ando Rakotomanarivo sur Facebook
Photos : Andreams

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Cinéma : Hary Joël rallume l’écran avec Anjiro

Lire

2 mars 2026

Cinéma : Hary Joël rallume l’écran avec Anjiro

Couronné Zébu d’or lors de la 20ᵉ édition du Madagascourt Film Festival, The Anjiro de Andriaminosoa Hary Joël Rakotovelo s’est distingué par un unive...

Edito
no comment - Prêt à offrir

Lire le magazine

Prêt à offrir

Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

No comment Tv

Interview - ILLICIT SOUL - Février 2026 - NC 193

Découvrez ILLICIT SOUL, groupe de musique, dans le no comment® NC 193 - février 2026.
Depuis 2024, Meji, Fat Killah, HMan, trois producteurs de musique, font tourner Illicit Soul comme on ferait tourner un vinyle rare. Un crew avec le flair pour dénicher les talents malgaches, une idée forte, presque clandestine, et un concept sans équivalent. Un goût de Rhum Vanille, corsé mais maîtrisé.

Focus

"Taom-baovao" de l'IFM

"Taom-baovao" de l'IFM, le samedi 24 janvier

no comment - "Taom-baovao" de l'IFM

Voir