Aina Luciana Rasoloarisoa : Une mode esthétique et durable
16 février 2025 // Mode & Design // 8758 vues // Nc : 181

Aina Luciana Rasoloarisoa a remporté la Cape d'honneur lors de la deuxième édition du projet « Mode éthique et durable » organisé par l'Institut français de Madagascar en novembre 2024. A travers sa marque Ain’Ampela, elle incarne une approche de la mode alliant esthétique, durabilité et responsabilité sociale en collaborant avec les femmes tisserandes de l’Androy, dans le sud de Madagascar.

Le lamba « firake », pourquoi cette matière ?
J’aime les tissus malgaches, on connaît le lambohany, mais peu de gens connaissent le lamba firake en soie sauvage originaire de l’Androy. C’est un tissu fabriqué par les femmes de l’Androy dont les techniques sont héritées de leurs mères et de leurs grands-mères. Ce tissu est porté pendant les cérémonies. Les femmes gagnent leur vie grâce au tissage.

Un tissu s’inscrivant dans la démarche éthique et durable ?
Le coton sauvage est une matière première naturelle et respectueuse de l’environnement. C’est un coton récolté de manière artisanale qui n’est soumis à aucun traitement chimique. J’ai intégré le coton sauvage dans mes créations pour non seulement créer des vêtements, mais aussi pour raconter les histoires de ces femmes, leur résilience, leur force et surtout leur savoir-faire.

Vos inspirations pour vos créations ?
Pendant cette deuxième édition de « Mode éthique et durable, j’ai réalisé trois modèles, une robe de ville, une robe de soirée et une tenue portée par un leader de la conservation. Pour les deux premiers modèles, je me suis inspirée des tenues traditionnelles femmes de l’Androy que j’ai mélangées avec de la friperie. Être lauréate de ce concours, c’est une nouvelle aventure pour moi, et surtout pour ces femmes puisque je ne montre pas uniquement mon travail, je mets en également en valeur la leur. C’est une collaboration qui continuer sur le long terme puisque je compte d’ouvrir mon atelier, mais aussi un atelier pour ces femmes directement chez elles à Ambondro dans l’Androy pour leur assurer un travail régulier donc un revenu pérenne.

Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

FB : Ain’Ampela

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Sports : UTOP arrive à sa 17e édition

Lire

23 janvier 2026

Sports : UTOP arrive à sa 17e édition

L’Ultra Trail des Hauts Plateaux (UTOP) fera son grand retour du 1ᵉʳ au 3 mai 2026 pour une 17ᵉ édition qui s’annonce particulièrement dense. Après av...

Edito
no comment - Prêt à offrir

Lire le magazine

Prêt à offrir

Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

No comment Tv

Making of shooting mode – Janvier 2026 – NC 192

Retrouvez le making of shooting mode du 𝗻𝗼 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁® magazine, édition janvier 2026 - NC 192
Prise de vue : La Teinturerie Ampasanimalo 
Collaborations : Tanossi – Via Milano mg – HAYA Madagascar - Akomba Garment MG - Carambole
Make up : Réalisé par Samchia
Modèles : Mia, Alvine, Safidy, Ken, Santien, Mampionona
Photos : Andriamparany Ranaivozanany

Focus

African Series Of Poker

African Series Of Poker, en décembre à l’Hôtel Carlton à Anosy

no comment - African Series Of Poker

Voir