Trophées : Zéro stress, zéro pression
19 avril 2026 // Media & Add-0n // 2903 vues // Nc : 195

Il y a ceux qui aiment se challenger jusqu’à en s’arracher les cheveux. Mais les jeux vidéo, c’est avant tout un divertissement. Il n’y a aucune honte à vouloir se poser tranquillement en mode “facile”. Chercher la simplicité n’empêche pas non plus de viser la complétion. Et comme le monde du gaming est bien fait, les développeurs nous ont compris, en proposant des expériences permettant de débloquer tous les trophées sans pour autant taper 10.000 fois dans un mur en espérant qu’une étoile tombe du ciel. Le sentiment d’achèvement couplé à la détente, c’est ce que proposent ces jeux.

Astro’s Playroom
Un jeu-vitrine court, adorable, bourré de trouvailles, conçu pour faire découvrir les sensations de la manette DualSense. Chaque zone est un mini-parc à surprises, rempli d’objets à toucher et de clins d’œil à l’histoire de la PlayStation. Le jeu demande d’explorer, de tester une interaction, de trouver un secret visible, de jouer avec un mécanisme… La difficulté ne vient quasiment jamais de l’exécution, mais du fait de regarder un peu autour de soi. Et comme il est compact, on n’a pas l’impression d’un marathon. L’exemple parfait du “feel good”.

Life is Strange - Saison 1
Impossible d’oublier cette aventure narrative où les choix comptent. L’ensemble est centré sur l’amitié, la mémoire, les émotions, tout ça couplés à une ambiance de film indépendant. Le gameplay n’est pas basé sur les réflexes, mais sur l’observation et les décisions. Le jeu nous récompense surtout pour avoir pris notre temps. Les trophées sont souvent liés à des photos optionnelles ou des petites explorations. En clair, si on aime fouiller un décor, écouter une conversation, ou encore nous imprégner de l’ambiance, on récolte des trophées sans même y penser. La complétion se fait de manière naturelle.

Journey
Sans aucun doute la meilleure expérience artistique et minimaliste, mais surtout un des meilleurs jeux de tous les temps (ce n’est pas pour rien qu’on l’a souvent évoqué pour d’autres raisons). On traverse un désert vers une montagne, presque sans mots, avec une musique et une mise en scène très oniriques. Contrairement à ce qu’on peut penser, il y a un multijoueur très discret. On peut croiser d’autres voyageurs, mais sans pouvoir leur parler. Leur seule présence suffit. Le jeu ne veut pas nous stresser.

Les trophées sont peu nombreux et souvent liés à des actions naturelles, comme glisser, planer ou découvrir. Il n’y a pas de difficulté punitive, et la durée courte rend la complétion très abordable. Ici, le trophée est plus un souvenir qu’un exploit. Et des instants mémorables, c’est tout ce qu’on demande d’un jeu vidéo.

Eymeric Radilofe

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Fin de saison

Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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