Quand la musique est bonne…
29 octobre 2024 // Quiz & Actuel // 5436 vues // Nc : 177

Noha - « La culture pop est mon exutoire »

Si vous croisez Noha en route vers l’agence de communication où il travaille comme stratège digital, il y a de fortes chances que vous le voyiez avec ses écouteurs. Car comme tout fan de pop digne de ce nom, il écoute des contenus sur cette culture, comme TOPFAN du Youtubeur Khal Ali, et des interviews de l’animateur radio Zane Lowe.

Sa passion le suit jusqu’aux réseaux sociaux. « Je passe beaucoup de temps sur Tik Tok, je suis Adam The Flop ; et sur Instagram, j’adore ce que poste Hugo Décrypte – Pop ». Côté musique, il appartient à non pas un, ni deux, mais TROIS « fanbases » différents : c’est un Swiftie (fan de Taylor Swift), un Angel (fan de Charli XCX), et un Little Monster (fan de Lady Gaga). En dehors de cette trinité qu’il vénère, sa playlist du moment est très éclectique : Denise, Niu Raza, Reko Band, Marco Klarck, Ashnikko, Conan Gray, Allie X, Aurora, Bea Miller, Forester… « La culture pop est bien plus qu’un simple divertissement pour moi : elle canalise mes émotions. Lorsque je suis en colère, ‘Reputation’ de Taylor Swift tourne en boucle. En somme, la culture pop est mon exutoire ». Quand il n’est pas occupé à concevoir des stratégies de marketing digital (en s’inspirant du personnage d’Emily Cooper dans la série « Emily in Paris »), Noha crée des memes, des reels et des TikToks, souvent centrés sur l’introversion. Mais sa grande passion va s’y ajouter. « En ce moment, je me lance dans la création de contenus pour une audience internationale autour d’un sujet qui me passionne : la culture pop ».

Toavina Rakotosoa : Pas original ? Nope !

Au collège, en fouillant dans les dossiers de sa grande sœur, il est tombé sur un titre : Dark Chest of Wonders de Nightwish. Et depuis, il s’est dit « ça, c’est mon genre ! » Toavina Rakotosoa fait de l’informatique, mais c’est aussi un grand mélomane. « J’écoute tout ce qui est métal, l’alternatif, et du progressif, et le rock ».

Et derrière ce grand intérêt, ce passionné y trouve un bon remède : « C’est un exutoire. Dès fois, la musique me transporte, et c’est en l’écoutant que j’évacue toutes mes frustrations. Il y a d’autres fois où c’est la manière de jouer qui me plaît, la technicité dans le métal. » Avec une préférence pour la scène scandinave, la Suède, la Finlande, et la Norvège, Toavina rêve de vivre, un jour, l’expérience du Outbreak fest, en Angleterre : « C’est un festival d’hardcore et de musique urbaine. On y trouve un feeling vraiment différent. Je regarde les vidéos de live : tout le monde, le public, les artistes, ils sont à fond. Ils sont dans un gymnase de taille moyenne, il y a de la proximité, sans restriction pour le public. » Mais il y a également de la place pour les autres genres, et notre mélomane reste très sélectif sur ce qu’il écoute. Et récemment, l’EP « Rakemba » de Dina M est devenu son coup de cœur. Dans ses critères, Toavina recherche l’originalité, ce petit truc qui change de l’habituel. « Ce qui ne me plaît pas forcément dans la musique commerciale malgache, c’est, d’abord, ces thèmes typiques d’histoire d’amour mal écrite, les « mpanenjika toujours afara », et les fêtes jusqu’au bout de la nuit.

Il y a aussi cette formule recyclée du même genre : les noms d’artiste changent, mais il n’y a ce sentiment de déjà-vu, et pas de valeur ajoutée. Je vis déjà quelque chose de cyclique dans ma vie, je voudrais, en écoutant de la musique, pouvoir rêvasser un peu. » Oui, Toavina choisit minutieusement, sans avoir peur de donner son avis sur les chansons qu’il trouve surcotées. Emporté par le son de la guitare, il a, bien sûr, son groupe favori à Madagascar, Death Child, et une affiche idéale : Loharano, The Dizzy Brains, et petit caprice, le groupe Alina.

Pages réalisées par Mpihary Razafindrabezandrina et Rova Andriantsileferintsoa

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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