Le Zébu (suite et fin)
11 mai 2025 // Mistery // 4885 vues // Nc : 184

Le Zébu : Un Symbole de Fertilité et d’Abondance Spirituelle
La croyance selon laquelle le zébu est porteur de la fertilité et de l’abondance est profondément ancrée dans les pratiques spirituelles malgaches. Non seulement il symbolise la prospérité économique, mais il est également perçu comme un agent de fertilité pour les terres agricoles. Lors de certaines fêtes et rituels, les Malgaches sacrifient des zébus pour garantir de bonnes récoltes et pour célébrer l’abondance. Dans les sociétés rurales, le sacrifice de zébus est considéré comme un moyen d’honorer les divinités de la nature et de leur demander d’assurer la fertilité des sols, tout comme la prospérité des familles et des communautés.
En offrant un zébu, la communauté demande aux esprits de bénir non seulement les récoltes mais aussi les naissances et les projets à venir. Cette offrande devient ainsi une demande de continuité, une requête pour maintenir l’abondance dans tous les aspects de la vie. Le lien entre le zébu, la terre, et les esprits de la nature renforce cette vision spirituelle de l'animal, en tant que médiateur entre le monde humain et le monde mystique.

Conclusion : Le Zébu, Un Guide Spirituel
Le zébu à Madagascar est bien plus qu’un simple animal. Il est l'incarnation de l’équilibre entre les forces matérielles et spirituelles, un médiateur entre le monde des vivants et celui des ancêtres. À travers ses sacrifices et ses offrandes, il permet aux Malgaches d’entretenir une relation intime avec le monde invisible et de garantir la prospérité, la protection et l’harmonie dans leurs vies. Dans cette île où le mysticisme et les traditions spirituelles sont si profondément enracinés, le zébu continue de jouer un rôle fondamental dans la connexion entre le monde visible et l’invisible, et demeure un symbole fort de la sagesse et de la spiritualité malgaches.

Proverbes sur le zébu :

« Omena ny manta ka hoe : tsy omby vilany, omena ny masaka, lazaina ho sisa tsy lany. »
Donnez-leur quelque chose qui n'a pas passé au feu, ils disent qu’on le donne parce que la marmite n'a pas pu le contenir ; donnez-leur quelque chose qui est cuit, ils disent qu'on "leur donne des restes.

« Ny fitia toy ny andry ombin' ankizy : afa-po dia misaraka, tsy afa-po mifamerina. »
L’amour, c'est comme les enfants qui gardent les boeufs : si on en a assez, on se sépare ; si on n’en a pas assez, on se donne encore rendez-vous.

« Aza atao andri-ombin’ ilay adala, ka ny aloha voa-tora-tandroka, ary ny aoriana voahavokavoka ; fa ataovy andry ombin’ ilay mora, ka ny aloha voakahankahana, ny aoriana voasafosafo »
Ne gardez pas les boeufs comme ce sot qui lance des pierres aux comes de ceux qui sont devant et frappe ceux qui sont derrière ; mais imitez la douceur de celui qui appelle ceux qui vont trop vite et caresse ceux qui sont derrière.

« Aza manao ombin' Imarovatana : sady mahalany ahitra iray lohasaha no mahalany mangahazom-bolafolo, nefa tsy hita izay taviny, fa ny kibony no mihalehibe. »
Ne soyez pas comme les boeufs d'Imarovatana : ils mangent à la fois l'herbe de toute une vallée et du manioc pour deux piastres et demie, et cependant on ne voit pas qu'ils engraissent, il n'y a que leur ventre qui grossisse.

« Aza manao tsitsik' ombin' Ibetsileo: ny ombin' Ikoto an' Ikoto ihany, ary ny ombin' olona an' Ikoto koa. »
Ne jurez pas comme les Betsileo à propos des bœufs: les bœufs d’Ikoto sont à Ikoto, et ceux des autres seraient aussi à Ikoto.

« Nahoana no atao terak’ ombin’ Ambohimahagaga: ny tsy mianaka no ampinonoina ? »
Pourquoi dites-vous que ce sont des bovidés d'Ambohimahagaga, et faites-vous téter la vache par un veau qui n'est pas le sien propre?

« Aombilahy nihaotra an-tanimena, mavon’ ny nataony »
Si un taureau met sa tête dans une fourmilière, il aura le museau couvert de terre par son fait.

« Tiana ny terak' ombin' Ikaky, fa raha mandaka kapohina. »
J’aime les veaux de mon père ; mais s’ils donnent des ruades, je les frappe.

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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