Impuissance : Mission impossible
18 août 2025 // Santé // 3108 vues // Nc : 187

On en plaisante entre amis, ça nourrit les sketchs, les comédies, et quelques murmures gênés sous la couette. Mais quand ça vous tombe dessus, croyez-moi, plus personne ne rigole. La fameuse “panne”, qu’on nomme plus proprement dysfonction érectile, fait vaciller bien plus que le bas-ventre. Elle secoue l’ego, fige le désir et peut gripper toute la mécanique du couple.

Rien que le mot, ça fait débander. Alors appelons-la par son vrai nom : la dysfonction érectile. Elle concerne près d’un homme sur deux après 50 ans, les moins âgés ne sont pourtant pas totalement épargnés. La dysfonction érectile n’est pas un incident isolé après une mauvaise journée ou un verre de trop. C’est une incapacité répétée d’obtenir ou de maintenir une érection suffisante pour un rapport sexuel satisfaisant. Il ne s’agit ni d’une faute morale, ni d’un manque d’amour encore moins un effondrement de la virilité. En fait, c’est un désajustement multifactoriel, entre le corps et la tête.

Le corps, le cœur, la tête… et le vélo
Les suspects sont nombreux et souvent bien cachés. D’une part, il y a les artères qui se rigidifient (merci le tabac, le cholestérol, l’hypertension) et qui empêchent le sang d’arriver là où il faut. D’autre part, il y a le diabète qui attaque à la fois les vaisseaux et les nerfs. Double peine ! Parfois, c’est un traitement, une opération de la prostate, un médicament anodin qui s’incruste dans le circuit et qui coupe le signal sans prévenir. D’autres fois, ce sont les hormones qui diminuent en flèche et qui laissent le désir sur le bord de la route. Bien sûr, le stress, la fatigue, la dépression, les pensées en boucle, l’anxiété de performance ont la faculté de transformer le lit en un vrai champ de ruine. Un bonus inattendu ? Le vélo. Oui, des heures passées sur une selle peuvent comprimer les nerfs périnéaux. Un sport qui rend solide… sauf l’essentiel.

La sonnette d’alarme
Un petit loupé après un rhum arrangé ? Pas de panique, ça arrive aux meilleurs. Attention ! Si les érections matinales disparaissent, si vos jambes ou votre périnée s’engourdissent, si la fatigue devient inexpliquée, si vous souffrez à l’effort ou si les pannes deviennent la règle et non l’exception, c’est le moment de voir un médecin. Ces signaux d’alerte annoncent peut-être un problème cardiovasculaire, neurologique ou hormonal.

Avant de googliser frénétiquement “comment retrouver sa vigueur à 47 ans”, détendez-vous, complètement. Ensuite, dormez un peu plus. Les hormones aiment le sommeil. Bougez, marchez, respirez. Le sang doit circuler. Parlez-en à votre partenaire ou à votre médecin. C’est gênant deux minutes… mais salvateur. Enfin, évitez les remèdes miracles trouvés sur des sites douteux au design des années 90. Avec un peu de recul, quelques réglages bien sentis et parfois un vrai coup de pouce médical, la mécanique reprendra son rythme.

Minute Santé avec Zinga Pharma
Docteur Fenohasina RAZAFIMAMONJY

Rédactrice Médicale/ Medical Writer

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Sports : UTOP arrive à sa 17e édition

Lire

23 janvier 2026

Sports : UTOP arrive à sa 17e édition

L’Ultra Trail des Hauts Plateaux (UTOP) fera son grand retour du 1ᵉʳ au 3 mai 2026 pour une 17ᵉ édition qui s’annonce particulièrement dense. Après av...

Edito
no comment - Bonne… continuation

Lire le magazine

Bonne… continuation

Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

No comment Tv

Making of shooting mode – Janvier 2026 – NC 192

Retrouvez le making of shooting mode du 𝗻𝗼 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁® magazine, édition janvier 2026 - NC 192
Prise de vue : La Teinturerie Ampasanimalo 
Collaborations : Tanossi – Via Milano mg – HAYA Madagascar - Akomba Garment MG - Carambole
Make up : Réalisé par Samchia
Modèles : Mia, Alvine, Safidy, Ken, Santien, Mampionona
Photos : Andriamparany Ranaivozanany

Focus

African Series Of Poker

African Series Of Poker, en décembre à l’Hôtel Carlton à Anosy

no comment - African Series Of Poker

Voir