Hira Raveloson et Andréa Razafi
29 juin 2025 // Quiz & Actuel // 5988 vues // Nc : 185

Hira Raveloson : Fête comme chez vous
Un art de vivre transmis de génération en génération. C’est ainsi que Hira Raveloson décrit son habitude indéfectible à inviter des amis à passer la soirée chez lui. « Comme mon père le faisait, moi aussi, je reçois plus que souvent du monde chez moi. J’adorais ces éclats de rire qui résonnaient dans notre foyer, ces chants à tue-tête et à l’unisson, ces sons de guitare », se souvient le jeune homme. Aujourd’hui adulte et indépendant, il continue à accueillir des amis chez lui, histoire de perpétuer une tradition, mais aussi de faire de sa maison un espace convivial et de bien-vivre, tel un lieu de tournage de l’émission Un dîner presque parfait. Une fois le rendez-vous fixé, la table est déjà dressée soigneusement, les amuses-bouche délicatement préparés et sa guitare accordée, prête à donner le la.

« Les soirées chez moi sont toujours conviviales. Pas besoin de demander où s’asseoir ou où poser son verre. Tout le monde se sent comme chez lui. Grâce à la chaleur qu’on se partage, même les plus timides se déchaînent et se joignent à nos chœurs », lance-t-il. La brise-glace ne prend jamais longtemps et l’ambiance atteint un niveau stratosphérique. De Laurent Voulzy à Erick Manana, en passant par Elton John ou d’autres, tout y passe. La censure, Hira et ses amis très éclectiques ne la connaissent pas. Mais que ce soit bien clair, l’hôte précise : « une soirée ne devrait pas se résumer à boire et à chanter. C’est un moment de partage et d’amitié sincère. » Le seul hic quand on est chez Hira, c’est que personne ne voit le temps passer. Heureusement, pour ceux qui ne sont plus en état de conduire, l’hôte de la maison met à disposition son canapé, des matelas et des couettes sont toujours prêts.

Emerick Andriamamonjy

Andréa Razafi : Trop nulle pour jouer les hôtesses
Une maison est un havre de paix, un lieu idéal pour se recharger. Ce n’est pas Andréa Razafi, journaliste et écrivaine, qui vous dira le contraire. « Je me sens plus en sécurité entre les quatre murs de ma maison », déclare sans détour cette mère de famille. Casanière, c’est pour elle un profil qu’elle a depuis son enfance. Elle s’amuse beaucoup plus en solitaire. L’auteure reçoit rarement des invités chez elle. « S’il s’agit de convives qui ne demandent pas trop d’assistance, ce n’est pas si grave. Par contre, je ne me sens pas à l’aise avec les personnes dont il faut absolument s’occuper. Cela nécessite beaucoup d’efforts et finit par pomper mon énergie », confie-t-elle. Les conversations d’adultes et les civilités qui consistent à se poser des questions-réponses qui ne mènent nulle part l’horrifient.

« Je ne sais pas tenir une conversation – ce qui est très contradictoire avec mon métier de journaliste. Je préfère quand c’est celui qui s’invite qui lance la discussion », livre-t-elle. Mais ce n’est pas pour autant qu’elle va se montrer sociopathe et refuser les collègues, amis ou parents qui préviennent à l’avance. « J’aime juste avoir le temps pour me préparer, physiquement et psychologiquement », explique la mère de deux enfants. « Je suis nulle pour jouer les hôtesses », avoue-t-elle, sans y aller par quatre chemins.

Rova Andriantsileferintsoa

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Il y a quelque chose d'assez beau dans l'idée de commencer l'année en mars. Quand le reste du monde a déjà oublié ses résolutions de janvier, nous, nous prenons le temps — celui du calendrier lunaire, celui des ancêtres. Ce n'est pas du retard. C'est une autre façon de mesurer le temps.
Cette année, quelque chose a changé. Ou plutôt : quelque chose est en train de revenir. De plus en plus de Malgaches — jeunes surtout, ce qui n'est pas anodin — se retournent vers leurs racines, cherchent à comprendre ce que signifie réellement l'Alahamadibe, posent des questions que leurs parents n'avaient pas forcément posées. Cette prise de conscience mérite qu'on s'y arrête. On ne peut avancer qu'en sachant d'où l'on vient. C'est vrai pour les individus.
C'est vrai pour les peuples. Alors, en ce début d’année en plein mois de mars, permettez-nous de vous adresser nos voeux les plus sincères. Mitomboa hasina — que votre valeur sacrée grandisse. Samia tsara, samia soa — que tous soient en bonne santé, que tous aillent bien. Que cette nouvelle année soit plus lumineuse que la précédente, plus douce, plus féconde. Que ceux qui cherchent leurs racines les trouvent — et qu'ils y puisent, non pas une nostalgie stérile, mais une force tranquille pour aller de l'avant. Taombaovao 2026. Une page blanche. À vous de l'écrire.

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