Gasy Animal Aid : Une seconde chance pour les toutous
1 mars 2025 // Assos // 13056 vues // Nc : 182

Tout a commencé avec un simple groupe Facebook. Aujourd’hui, Gasy Animal Aid c’est une centaine de chiens sauvés de la rue, soignés, nourris et choyés en attente d’une famille. Depuis 2019, cette association se bat sans relâche contre la maltraitance et l’abandon, avec certes des moyens limités, mais une détermination sans faille. Clara Raharisoa, présidente de l’association, alerte sur l’avenir du refuge : trop de chiens, trop peu de dons.

Comment est née cette initiative ?
Tout a commencé en 2017 avec un groupe Facebook, « Gasy Tia Miaro Biby », créé par des amoureux d’animaux. Au début, ce n'était qu'un espace de partage, puis les signalements de chiens blessés ou abandonnés se sont multipliés. Des chiens percutés par des voitures, des femelles qui venaient de mettre bas et n'avaient rien à manger… Face à cette détresse, nous avons commencé à collecter des fonds et à chercher des lieux pour les accueillir. Un membre a proposé sa maison à Mahitsy, et moi j'ai ouvert un espace à Alasora. Puis, en 2019, nous avons officialisé notre engagement en créant l'association Gasy Animal Aid et en fondant un refuge ici à Ambatofotsy.

Pourquoi les chiens ?
Notre choix s'est porté sur les chiens, car ce sont ceux qui souffrent le plus et qui ont le plus besoin d'aide. Ils sont errants, percutés, violentés, empoisonnés, parfois ébouillantés parce qu'ils s'approchent trop près des humains. Il existe peu d'associations pour eux à Madagascar et nos ressources sont limitées. Nous avons déjà secouru quelques chats, notamment ceux atteints de tumeurs, mais notre priorité reste les chiens pour l’instant.

Quel est votre mode opératoire ?
Nous avons une page Facebook, un site web et un compte Instagram pour sensibiliser et recueillir des signalements. Lorsque quelqu'un nous informe d'un chien en détresse, nous évaluons notre capacité à l'accueillir. Avant la crise du Covid-19, nous pouvions compter sur des bénévoles. Aujourd'hui, il ne reste plus que moi, la présidente, et quelques membres actifs pour la gestion administrative. Sur le terrain, nous collaborons avec des chauffeurs de taxi ou de moto pour transporter les chiens vers nos refuges. Les chiens gravement blessés sont soignés chez des vétérinaires partenaires qui nous accordent des réductions. Une fois rétablis à Alasora, ils rejoignent le refuge d'Ambatofotsy, où ils sont nourris, vermifugés et vaccinés contre la rage chaque année grâce à The Mad Dog Initiative.

Quelles conditions pour adopter un chien ?
Les chiens en bonne santé peuvent être adoptés gratuitement. Nous demandons seulement une participation aux frais de transport si possible. Tous les chiens sont stérilisés avant l'adoption pour lutter contre la surpopulation canine. Nous avons mis en place des critères stricts : la propriété doit être clôturée pour éviter les fugues et les accidents. L'attache est interdite, le chien doit pouvoir jouer et vivre librement. L'adoptant s'engage à s'occuper de lui toute sa vie, à le nourrir correctement et à assurer ses soins de base. Nous effectuons un suivi post-adoption et si nous n'avons pas de nouvelles, nous allons vérifier sur place.

A quels défis faites-vous face ?
Aujourd'hui, nous avons atteint notre capacité maximale avec une centaine de chiens. Nous ne pouvons en accueillir de nouveaux que lorsque certains sont adoptés. Depuis notre création, une centaine de chiens ont trouvé une famille, mais les dons se font de plus en plus rares. Madagascar et le monde traversent une crise financière et nous avons même envisagé de fermer l'association. Nos besoins sont simples : de la nourriture et des soins pour les chiens.

Votre message pour la société ?
Nous ne demandons pas à tout le monde d'aimer les chiens. Mais chaque être vivant a droit au respect. Malheureusement à Madagascar, la maltraitance animale est banalisée et cela reflète une société en difficulté. Dans les pays développés, le respect des animaux va de pair avec le progrès. Ceux qui aiment les chiens ont aussi leur part de responsabilité : laisser une femelle mettre bas tous les six mois contribue à la surpopulation des chiens errants. Il existe une solution simple : la stérilisation. Plutôt que d'ajouter des chiots à une situation déjà critique, pourquoi ne pas adopter un chien qui a déjà besoin d'un foyer ? Enfin, nous interpellons l'État : lorsqu'un cas de rage est suspecté, tous les chiens des environs sont abattus. Pourtant, un programme de vaccination et de stérilisation pourrait prévenir ces drames. Il est temps d'agir avec compassion et intelligence.

Propos recueillis par Mpihary Razafindrabezandrina

https://gasyanimalaid.org
Instagram: gasyanimalaid
Facebook: GASY Animal Aid - GAA

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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