Game Awards 2025 - Un seul sur le trône
23 novembre 2025 // Media & Add-0n // 1991 vues // Nc : 190

Les Game Awards. Les Oscars du jeu vidéo. La plus grande consécration pour un créateur. La cérémonie annuelle qui décerne le fameux GOTY (Game of the Year). À l’approche du 11 décembre, les débats animent les netizens pour savoir qui mérite la couronne parmi tous les jeux qui nous ont fait vibrer. Alors, on va apporter notre petite pierre à l’édifice, en vous partageant nos potentiels gagnants pour cette édition. Une sorte de bilan de fin d’année. Petit disclaimer quand même : à l’heure où vous lisez ces lignes, la liste officielle des nominés est sortie. Il s’agit donc plutôt d’une wishlist personnelle.

Hades II
Le studio Supergiant Games a transformé l’essai. La version 1.0 a atterri avec une pluie d’éloges critiques et un raz-de-marée d’avis “Extrêmement positifs” sur Steam, tout en dépassant largement les pics de joueurs du premier opus. En clair, la suite fait tout mieux que son aîné : plus profonde, plus ciselée, toujours diaboliquement jouable, et dominant déjà les sommets de Metacritic. Les années précédentes ont montré que les jurés des Game Awards adorent un consensus critique solide. Et Hades II coche toutes les cases.

Monster Hunter Wilds
Capcom a poli sa formule jusqu’à atteindre « le nouveau pic de la série », selon plusieurs tests, avec des chasses plus lisibles, un rythme affûté et un contenu à la hauteur de son héritage. Sorti tôt dans l’année, il a eu le temps d’installer sa réputation et sa fanbase, un atout qui arrive à point nommé à l’heure des votes. Malgré quelques soucis PC corrigés par des mises à jour pilotes, Wilds reste un mastodonte populaire et critique.

DOOM: The Dark Ages
id Software a troqué la science-fiction speed-metal pour un médiéval brutal — et ça claque ! Gameplay féroce, level design au cordeau, identité forte. La presse a salué un “remix brillant et sanguinolent” et une sortie parfaitement calée en mai 2025 pour rester fraîche dans les mémoires. Un FPS peut gagner le GOTY quand il impose sa personnalité.

Death Stranding 2: On the Beach
Le grand Hideo Kojima a remis la poésie post-apocalyptique sur la carte, et quel bon cru ! Une réalisation somptueuse, une bande originale phénoménale, un parti pris d’auteur assumé. Les critiques louent une suite plus ample et plus sûre d’elle, qui divise peut-être une partie du public, mais fascinera le jury par ses ambitions artistiques et sa mise en scène hors norme. Du cinéma vidéoludique kojimesque. Si la récompense est sensible à l’originalité et à la vision, le créateur japonais a un boulevard.

Clair Obscur: Expedition 33
Surprise venue de nulle part : un JRPG à la française, avec une direction artistique renversante, un système de combat nerveux et une narration soignée. Sorti au printemps, il a squatté très haut sur Metacritic et s’invite en tête des nominations d’autres cérémonies, comme les Golden Joysticks. Le profil “coup de cœur critique” capable de déjouer les pronostics, surtout si la différence culturelle est mise à l’honneur. Nous avons déjà vu les jurés sortir des sentiers battus, alors pourquoi pas cette fois ?

Eymeric Radilofe

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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