One-shot : une fois et c'est bon
29 avril 2024 // Media & Add-0n // 9207 vues // Nc : 171

Il y a certains jeux qu’on aime tellement qu’on ne peut pas s’empêcher d’y jouer en boucle. Puis d’autres qui sont si parfaits la première fois que ce serait un affront d’y retoucher. Cette fois-ci, nous allons voir ensemble ces jeux qui ne demandent pas plus d’une run pour être pleinement appréciés, et dont la seconde virée ne pourra jamais égaler la première. Pour des raisons évidentes, on écartera la notion de speedrun et de “100% achevé”, puisqu’ils encouragent à recommencer un jeu plusieurs fois.

Life Is Strange
On pourrait facilement inclure tous les jeux dont le scénario est au centre de l’expérience. Mais il faut avouer que certaines histoires nous touchent plus que d’autres. Là, c’est au goût de chacun, et on assume totalement la subjectivité. Maintenant, le format épisodique est encore un autre cas, puisque la nature même des jeux divisés en plusieurs « sous-jeux » fait que la rejouabilité est plutôt limitée.

Life is Strange est de ceux-là. Mais là où il s’éloigne de la masse du genre, c’est que les choix du joueur influent sur le déroulé de la narration. Alors on pourrait se dire que la plus-value est excellente question renouvellement. Oui, mais non. Car tous ceux ayant recommencé LS en modifiant leurs décisions vous diront la même chose : vous pouvez le refaire autant que vous voulez, ça ne voudra jamais le coup par rapport à la première fois. Et puis, aussi bon que le jeu soit, il faut avouer que le gameplay n’est pas le plus favorable à la rejouabilité.

Soldats inconnus : Mémoires de la Grande Guerre
Ce joyau d’Ubisoft propose de vivre la Première Guerre mondiale à travers le regard d’une petite famille de campagne franco-allemande, déchirée par les tourments d’un conflit qu’ils n’ont pas choisi, et des rencontres qu’ils feront en ces temps incertains. Si ce pitch ne vous donne pas envie de pleurer, suivre leur histoire pourrait bien le faire. Ce n’est pas un jeu de guerre, mais un jeu qui parle de la guerre.

En toute subjectivité, il s’agit de l’expérience qui m’a le plus touchée. Et j’aurais beau vouloir le refaire depuis le début, il ne me procurera jamais la même sensation que lorsque je l’ai fini pour la première fois. Le studio a réussi à sublimer un récit dans un contexte réutilisé des millions de fois dans la fiction, avec un gameplay qui sert à merveille la narration. Et parlant de ce gameplay, c’est celui-ci qui rend la répétition de l’expérience caduque. Nous sommes les personnages, et une fois que l’on connaît le déroulement des évènements, les revivre encore une fois fait perdre de son charme à l’ensemble. Qui voudrait vivre deux fois les moments les plus tragiques de son existence ? Malgré cela, c’est un jeu qui aura valu la peine d’être vécu.

Outer Wilds
On va tricher un peu, puisqu’Outer Wilds peut se jouer de deux façons. Soit on est un dieu du gaming et on le finit en 22 minutes, soit on recommence mille fois jusqu’à réussir à le terminer. Bon, on triche sans tricher, puisque le principe du jeu est justement de le recommencer toutes les 22 minutes.

Il y a une raison qu’on ne spoilera pas ici, puisque ça gâcherait à tout jamais votre expérience sur ce chef-d’œuvre. Et s’il n’y en avait qu’une à vivre, ça serait celle-ci. Outer Wilds est une immense énigme galactique dont les éléments se dessinent devant vous à chaque pas que vous faites. Dans ce jeu, vous n’êtes pas guidés. On vous donne des outils, et ce sera à vous d’écrire votre histoire. Personne n’explorera l’univers de la même façon, et il se peut que vous ne réussissiez jamais à dévoiler tous les secrets que le jeu renferme. Par contre, une fois le mystère résolu, véritablement recommencer le jeu n’a pas grand intérêt. Mais vous ne regretterez jamais d’avoir fait ce voyage.

Propos recueillis par  Eymeric Radilofe

Laisser un commentaire
no comment
no comment - FIM 2026 : Madagascar en mouvement

Lire

8 mai 2026

FIM 2026 : Madagascar en mouvement

Le CCI Ivato a ouvert ses portes hier pour la 27e édition de la Foire internationale de Madagascar. Le thème choisi — « Madagascar en mouvement : les...

Edito
no comment - Travail, travail, travail… mais lequel ?

Lire le magazine

Travail, travail, travail… mais lequel ?

Le 1er mai, à Madagascar, certains se lèvent à l'aube pour aller… travailler. Pas par oubli du calendrier, mais par nécessité. Il y a quelque chose de presque philosophique là-dedans. Depuis des décennies, le monde entier célèbre ce jour comme une victoire arrachée de haute lutte — Chicago, 1886, le sang des ouvriers sur les pavés, la semaine de huit heures comme horizon promis. Belle histoire. Sauf qu'ici, à Antananarivo comme à Tamatave, la question n'est pas tant de combien d'heures on travaille, mais bien de combien de travaux on jongle simultanément. Prenez ce vieux Mamy. Fonctionnaire le matin, revendeur de crédit téléphonique l'après-midi, et le week-end — discret, mais régulier — petit élevage de poulets en banlieue. Trois activités, un seul homme, zéro fiche de paie qui suffise. Ce n'est pas de l'ambition, c'est de la survie érigée en système. On appelle ça « avoir plusieurs cordes à son arc », expression polie pour désigner une réalité que beaucoup connaissent sans jamais nommer.Car le vrai travail malgache, celui qui fait tourner les familles, se passe rarement sous les projecteurs des statistiques officielles. Il est informel, inventif, insaisissable. Un peu comme ce personnage de Sisyphe — mais version optimiste : Sisyphe qui, en remontant son rocher, aurait trouvé le moyen de vendre des cacahuètes sur le chemin. Alors pour ce 1er mai, fêtons le travail — tous les travaux. Celui qu'on déclare et celui qu'on tait. Celui du contrat et celui du débrouillard. Avec une pensée particulière pour tous ceux qui, aujourd'hui encore, n'auront pas le luxe de s'arrêter pour célébrer. La fête du Travail leur appartient aussi. Peut-être même surtout.Solofo Ranaivo

No comment Tv

Interview - Ferme de la Jungle - Avril 2026 - NC 195

Découvrez la Ferme de la Jungle, dans le no comment ® NC 195 – avril 2026
Nichée à Ambohimanarina, en plein cœur d’Antananarivo, la Ferme de la Jungle de Rajaonarivony Christian offre une escapade nature surprenante : eau, verdure et animaux rares sur près de 5 hectares. Pêche, pique-nique, visites guidées… le site peut accueillir jusqu’à 300 personnes.

Focus

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada, le samedi 21 et dimanche 22 février au Tana Water Front

no comment - Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Voir