Confession : Les grands se livrent
16 août 2025 // Media & Add-0n // 10281 vues // Nc : 187

Hafatra Martial Andrianarivo a passé six ans à tirer des confidences aux grandes figures de Madagascar dans son émission Confession, diffusée chaque premier dimanche du mois sur KoloTV. Artistes, politiques, activistes, religieux… Tous ont accepté de lever le voile sur leur vie privée face à lui. Mais cette fois, c’est au tour de l’animateur de se livrer, entre introspection, tabous et un combat personnel contre les préjugés.

Se confier devant des millions de téléspectateurs ?
L’émission accueille les grandes personnalités malgaches, notamment des artistes, des politiques, des religieux ou encore des activistes. Ce sont ces personnes que la masse considère comme des extraterrestres inaccessibles, l’opposé du commun des mortels. Mais ce sont – en réalité – des parents, des entrepreneurs, des salariés comme tant d’autres. L’objectif est de rapprocher ces deux perceptions : ces êtres exceptionnels sont en réalité monsieur ou madame Tout-le-Monde. Dans l’émission, les invités dévoilent leurs parcours et cursus pour – surtout – inspirer les jeunes. Qu’y a-t-il de plus intéressant qu’emboîter les pas de ses idoles ?

Racontez-nous la réalisation d’un numéro…
L’interview se prépare un mois à l’avance. Les grandes lignes – d’ordre personnel et professionnel – sont transmises au préalable au concerné. Le questionnaire, validé par l’interlocuteur et aussi mes supérieurs hiérarchiques, nous procédons ensuite au tournage, qui dure entre un et trois jours.

La phase de post-production prend environ deux semaines, surtout à cause de la procédure de validation. Parler publiquement de la vie privée d’une personne est toujours très délicat. Certes, il y a toujours des manières de dire les choses autrement, mais nous préférons que le concerné soit d’accord avant de diffuser l’émission qui le concerne.

Une confession, de votre part ?
J’ai conçu cette émission pour moi, une sorte de combat personnel. En effet, les gens – me regardant de loin – me jugent efféminé. Mais de plus près, ils découvrent que je suis père de famille. Je pense que chacun a une facette qui mérite d’être mise en lumière pour casser les préjugés qui détruisent parfois des vies. Toujours dans cette optique de vouloir casser les préjugés, j’aimerais créer une émission de mode dédiée aux hommes soucieux de leur apparence. À côté, j’ai une association nommée « Le Messager du bas quartier » qui promeut le développement de ces milieux. J’ai beaucoup été affecté par les étiquettes « efféminé » et « gars du bas quartier », c’est ce qui me motive à casser les idées reçues grâce à la télévision et à l’association.

Propos recueillis par Rova Andriantsileferintsoa

Contact : +261 33 06 111 53

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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