Confession : Les grands se livrent
16 août 2025 // Media & Add-0n // 5917 vues // Nc : 187

Hafatra Martial Andrianarivo a passé six ans à tirer des confidences aux grandes figures de Madagascar dans son émission Confession, diffusée chaque premier dimanche du mois sur KoloTV. Artistes, politiques, activistes, religieux… Tous ont accepté de lever le voile sur leur vie privée face à lui. Mais cette fois, c’est au tour de l’animateur de se livrer, entre introspection, tabous et un combat personnel contre les préjugés.

Se confier devant des millions de téléspectateurs ?
L’émission accueille les grandes personnalités malgaches, notamment des artistes, des politiques, des religieux ou encore des activistes. Ce sont ces personnes que la masse considère comme des extraterrestres inaccessibles, l’opposé du commun des mortels. Mais ce sont – en réalité – des parents, des entrepreneurs, des salariés comme tant d’autres. L’objectif est de rapprocher ces deux perceptions : ces êtres exceptionnels sont en réalité monsieur ou madame Tout-le-Monde. Dans l’émission, les invités dévoilent leurs parcours et cursus pour – surtout – inspirer les jeunes. Qu’y a-t-il de plus intéressant qu’emboîter les pas de ses idoles ?

Racontez-nous la réalisation d’un numéro…
L’interview se prépare un mois à l’avance. Les grandes lignes – d’ordre personnel et professionnel – sont transmises au préalable au concerné. Le questionnaire, validé par l’interlocuteur et aussi mes supérieurs hiérarchiques, nous procédons ensuite au tournage, qui dure entre un et trois jours.

La phase de post-production prend environ deux semaines, surtout à cause de la procédure de validation. Parler publiquement de la vie privée d’une personne est toujours très délicat. Certes, il y a toujours des manières de dire les choses autrement, mais nous préférons que le concerné soit d’accord avant de diffuser l’émission qui le concerne.

Une confession, de votre part ?
J’ai conçu cette émission pour moi, une sorte de combat personnel. En effet, les gens – me regardant de loin – me jugent efféminé. Mais de plus près, ils découvrent que je suis père de famille. Je pense que chacun a une facette qui mérite d’être mise en lumière pour casser les préjugés qui détruisent parfois des vies. Toujours dans cette optique de vouloir casser les préjugés, j’aimerais créer une émission de mode dédiée aux hommes soucieux de leur apparence. À côté, j’ai une association nommée « Le Messager du bas quartier » qui promeut le développement de ces milieux. J’ai beaucoup été affecté par les étiquettes « efféminé » et « gars du bas quartier », c’est ce qui me motive à casser les idées reçues grâce à la télévision et à l’association.

Propos recueillis par Rova Andriantsileferintsoa

Contact : +261 33 06 111 53

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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