Andri Marcel
2 avril 2021 // Arts Plastiques // 9556 vues // Nc : 135

Architecte de formation, l’artiste plasticien Andri Marcel se spécialise dans la peinture et la sculpture depuis 2010.
« À l’école, je dessinais beaucoup sur les tables, ce qui m’a valu pas mal d’heures de colle. Sinon, cette envie de sublimer les matières, c’est grâce à mon père qui travaillait le bois. » Sensible à la dégradation de l’environnement, il aime utiliser les objets recyclés. « Je récupère les plastiques des zones franches que je transforme en sacs ou en tapis. Dans mes sculptures ou mes peintures, j’intègre les canettes, les mégots, les voiles, les grillages ainsi que le plâtre et l’enduit. Côté dessin, je réalise des paysages, des portraits avec du crayon, de la pierre noire ou de la sanguine. Pour la peinture, j’opte plutôt pour l’acrylique, l’aquarelle et le collage. »

Ses sculptures abstraites s’inspirent le plus souvent de la société, des énergies que dégagent les gens qu’il rencontre ou les planètes. Cette année, il prévoit différents projets, notamment la collaboration avec une entreprise confectionnant des vêtements et accessoires, mais aussi la réalisation d’une exposition solo.

BRISONS LE SILENCE
« Stop à toutes formes de violences. Un hommage aux femmes qui luttent pour leurs droits, à celles qui sont oppressées par la société et à celles qui espèrent une victoire. »
VOLON-DANITRA
« Le ciel avait une couleur bizarre le 19 avril 2020. J’étais fasciné par les couleurs et je n’ai pas pu m’empêcher d’en faire une peinture.»
Techniques mixtes : collage, pochoir, acrylique, à l’huile, bombe spray


Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

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Fin de saison

Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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