Ambodiriana : Bassin secret
15 février 2026 // Escales // 539 vues // Nc : 193

À la sortie d’Antsirabe, la route file vers le sud avant de s’effacer doucement au profit du paysage. À Ambodirina, la chute ne se dévoile pas d’un seul regard : elle se découvre pas à pas, entre villages vivants, rochers sculptés et bassin naturel. Une escale brute et apaisante.

Depuis Antsirabe-ville, il faut compter 20 à 25 kilomètres depuis le stationnement d’Ambavahady Mangatsiaka sur la RN7. « L’accès est simple jusqu’aux abords du site », explique un responsable de l’Office régional du tourisme du Vakinankaratra. La marche commence seulement aux abords de la chute. Quelques minutes suffisent pour quitter le bruit de la route et entrer dans un autre tempo, plus lent, plus organique. Le sentier traverse rizières ondulantes et villages discrets où la vie suit son cours. Puis, soudain, le décor change : de grands rochers surgissent, massifs et silencieux, annonçant la présence de l’eau. « Ce sont d’abord ces formations rocheuses qui impressionnent, avant même d’atteindre la chute », précise le responsable. Véritable cœur du site, Ambodirina attire randonneurs, amateurs de trail et visiteurs en quête de nature intacte.

L’ascension reste accessible, mais la récompense est immédiate. Depuis les hauteurs, la vue s’ouvre sur vallée verdoyante, reliefs doux et lignes d’eau qui structurent l’espace. En contrebas, le bassin révèle une plage naturelle inattendue. « Ce n’est pas une plage classique, mais quand il fait chaud et que l’eau est claire, le lieu devient vraiment exceptionnel », confie le responsable. La baignade y est possible, dans une eau fraîche et limpide, presque irréelle.

Ambodirina vit aussi par ses rencontres. Guides locaux, habitants disponibles et artisans travaillant la soie sauvage donnent au lieu une dimension humaine précieuse. Certains visiteurs s’attardent à observer, d’autres reprennent leur souffle au bord de l’eau, ou s’allongent pour écouter son murmure. Le site se prête aux pique-niques, à condition de respecter les fady : le porc et l’ail y sont interdits.

La saison des pluies modifie le visage du site, rendant l’eau plus puissante et les routes plus délicates. Les mois de mai à juillet restent idéaux. « C’est à cette période que la chute révèle tout son équilibre », affirme l’Office du tourisme, qui mise aujourd’hui sur la randonnée et le trail pour valoriser Ambodirina et l’ensemble de la commune de Manandona.

Lucas Rahajaniaina

Contact Office Régionale du Tourisme Vakinakaratra : 0346013540
Facebook : https://www.facebook.com/share/1BYmQ5sMNs/
Photos Office Régionale du tourisme Vakinakaratra

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Novegasy Awards 2026 : Le cinéma malgache à l’honneur

Lire

19 mars 2026

Novegasy Awards 2026 : Le cinéma malgache à l’honneur

Canal+ Madagascar a célébré le cinéma national à l’occasion des Novegasy Awards 2026, organisés lors d’une soirée placée sous le thème de la « royauté...

Edito
no comment - Conte de fake

Lire le magazine

Conte de fake

Le 20 mars, journée mondiale du conte, devrait être férié pour l’imaginaire. Rien que ça. Car il fut un temps — pas si lointain — où Madagascar vibrait au rythme des angano, ces récits qui, le mercredi après-midi, clouaient les enfants devant la radio ou la télévision. On n’avait pas école. On avait mieux : Trimobe, Rapeto, Ranoro. Dans les années 80, 90, et même au début des années 2000, toutes les stations ou presque avaient leur programme dédié. C’était un rendez-vous sacré. Les grandmères rassemblaient les petits-enfants autour du foyer, le soir, et les mots devenaient braises. Trimobe, ogre insatiable mais régulièrement dupé par un gamin — ou une fillette paraplégique — apprenait l’humilité à coups de ruse. Rapeto, géant malgache, déplaçait des montagnes sans tractopelle. Ranoro, sirène des eaux profondes, murmurait à l’oreille des rêveurs.Aujourd’hui ? Ces figures glissent doucement vers l’ombre. Illustres inconnus d’une génération qui connaît mieux les superhéros importés que les ogres du terroir. Les écrans n’ont pas cessé de raconter des histoires — loin de là — mais elles viennent souvent d’ailleurs, calibrées, doublées, marketées. On ne va pas jouer les passéistes professionnels, mais tout de même. Car jadis — mot dangereux, je sais — les angano travaillaient l’imaginaire comme un artisan polit une pierre brute. Ils enseignaient sans en avoir l’air. Ils faisaient peur, parfois. Rire, beaucoup. Grandir, surtout. Heureusement, depuis quelque temps, des créateurs de jeux vidéo et de films d’animation gasy réinvestissent ces figures. Avec des libertés narratives, quelques retouches ici et là, certes. Mais l’essentiel demeure : les personnages respirent encore. Alors, en ce 20 mars, la question n’est pas de savoir si le conte survivra à l’ère du scroll infini. Elle est plus simple — et plus vertigineuse : que restera-t-il de nous si nos enfants ne rêvent plus dans notre langue ?

No comment Tv

Making of shooting mode – mars 2026 – NC 194

Retrouvez le making of shooting mode du 𝗻𝗼 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁® magazine, édition mars 2026 - NC 194
Prise de vue : Is'Art Galerie Ampandrianomby, Café Mary Ankadimbahoaka
Collaborations : Tanossi – Via Milano mg – HAYA Madagascar - Akomba Garment MG - Carambole 
Make up : Réalisé par Samchia
Modèles : Anthema, Deraina, Mitia, Christelle, Faniah, Narindra, Santien, Mampionona
Photos : Andriamparany Ranaivozanany

Focus

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada, le samedi 21 et dimanche 22 février au Tana Water Front

no comment - Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Voir