Aina Razafindrazaka du Nectar d’Ici et d’Ailleurs
6 avril 2021 // Gastronomie // 6689 vues // Nc : 135

Situé à Tsaralalana, en plein centre-ville dans l’enceinte de l’Hôtel Mirador, le restaurant Nectar d’Ici et d’Ailleurs propose un voyage culinaire entre les plats locaux et la cuisine du monde, sous la houlette d’Aina Razafindrazaka.

Tombée toute petite dans la restauration, Aina Razafindrazaka a eu l’occasion d’exercer tous les métiers liés à cette activité. « J’ai occupé tous les postes du restaurant Nect’art de mes grands-parents puis de mes parents. » Autodidacte, elle se passionne pour la cuisine, le plus souvent en voyageant, grâce à son mari styliste. « J’ai eu l’opportunité de goûter à divers plats dans différents pays avec différentes cultures. En reproduisant des plats que j’ai aimés, j’apporte ma touche personnelle. Mes enfants et mon mari ont toujours l’impression de voyager. Ce sont encore eux qui m’ont poussée à ouvrir mon restaurant. »

Présentez-nous votre style ?
Faire voyager les clients avec des goûts marquants qui appellent aux souvenirs. Toujours frais et   bon pour la santé.

Quels sont vos produits de prédilection ?
Le fromage en général comme le roquefort, mais aussi les épices.

Quels sont les ingrédients récurrents dans vos plats ?
La citronnelle, le combava et la menthe.

Quel plat vous rend « coucou » ?
Sans hésiter, les sushis !

Votre boisson préférée ?
Le jus de sakoa (geville)

À quelle fréquence modifiez-vous votre carte ?
Tous les semestres mais cela dépend de l’attente des clients, et des suggestions tous les jours avec les produits du moment.

Comment vous y prenez-vous pour créer vos plats ?
Je commence ma journée en faisant le tour des étals au marché. Je m’inspire de tous les produits frais et de saison. Une fois en cuisine, je prends une base (viande, poisson…), je fais des associations et teste des épices qui accompagnent au mieux le plat. Tous les aliments que je n’aimais pas avant (carotte, aubergine), j’ai appris à les aimer en les cuisinant à ma sauce.

Votre actualité ?
Tous les vendredis, à partir de 16 heures, nous proposons un afterwork avec des plats à partager (grillades, pizzas et autres tapas). Sinon nous sommes ouverts du lundi au samedi de 7 heures à 21 heures.

Propositions gourmandes par Aina Razafindrazaka du Nectar d’Ici et d’Ailleurs

Salade de pastèque au vinaigre balsamique, roquette et fromage frais au basilic
Varanga manara-molotra sy ravim-boatavo (feuilles de citrouille)
Fruits de mer à la sauce coco thaïe
Verrine fraîcheur framboise

Recettes du mois

Ingrédients
4 feuilles de cœur de laitue
2 carotte
1 concombre
Quelques feuilles de coriandre, menthe et basilic thaï
Graines de sésame noir
Cacahuète en poudre
1 c-à-c de poudre de cacahuète
1 Piment
1 oignon rouge
2 cuillères à soupe de vinaigre de riz
½ cuillère à soupe de gingembre râpé
1 c-à-c d’uile d’olive, sel, sucre
Citron

Préparation
Faire une chiffonnade avec le cœur de laitue puis réserver. Faire des tagliatelles avec les carottes et le concombre (un économe fera l’affaire). Hacher les feuilles de menthe, de coriandre et de basilic. Tailler finement le piment (sans les pépins) puis mélanger le tout. Torréfier légèrement les graines de sésame noir. Préparer la vinaigrette en mélangeant le sucre ou le miel avec le vinaigre et l’huile d’olive. Ajouter une pincée de sel et du gingembre râpé. Mélanger toute la préparation avec la vinaigrette puis dresser. Saupoudrer l’ensemble de poudre de cacahuète et de sésame noir. Accompagner le plat d’un demi-citron.  Cette salade accompagne aussi bien la viande que le poisson.


Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

Laisser un commentaire
no comment
no comment - FIM 2026 : Madagascar en mouvement

Lire

8 mai 2026

FIM 2026 : Madagascar en mouvement

Le CCI Ivato a ouvert ses portes hier pour la 27e édition de la Foire internationale de Madagascar. Le thème choisi — « Madagascar en mouvement : les...

Edito
no comment - Travail, travail, travail… mais lequel ?

Lire le magazine

Travail, travail, travail… mais lequel ?

Le 1er mai, à Madagascar, certains se lèvent à l'aube pour aller… travailler. Pas par oubli du calendrier, mais par nécessité. Il y a quelque chose de presque philosophique là-dedans. Depuis des décennies, le monde entier célèbre ce jour comme une victoire arrachée de haute lutte — Chicago, 1886, le sang des ouvriers sur les pavés, la semaine de huit heures comme horizon promis. Belle histoire. Sauf qu'ici, à Antananarivo comme à Tamatave, la question n'est pas tant de combien d'heures on travaille, mais bien de combien de travaux on jongle simultanément. Prenez ce vieux Mamy. Fonctionnaire le matin, revendeur de crédit téléphonique l'après-midi, et le week-end — discret, mais régulier — petit élevage de poulets en banlieue. Trois activités, un seul homme, zéro fiche de paie qui suffise. Ce n'est pas de l'ambition, c'est de la survie érigée en système. On appelle ça « avoir plusieurs cordes à son arc », expression polie pour désigner une réalité que beaucoup connaissent sans jamais nommer.Car le vrai travail malgache, celui qui fait tourner les familles, se passe rarement sous les projecteurs des statistiques officielles. Il est informel, inventif, insaisissable. Un peu comme ce personnage de Sisyphe — mais version optimiste : Sisyphe qui, en remontant son rocher, aurait trouvé le moyen de vendre des cacahuètes sur le chemin. Alors pour ce 1er mai, fêtons le travail — tous les travaux. Celui qu'on déclare et celui qu'on tait. Celui du contrat et celui du débrouillard. Avec une pensée particulière pour tous ceux qui, aujourd'hui encore, n'auront pas le luxe de s'arrêter pour célébrer. La fête du Travail leur appartient aussi. Peut-être même surtout.Solofo Ranaivo

No comment Tv

Interview - Ferme de la Jungle - Avril 2026 - NC 195

Découvrez la Ferme de la Jungle, dans le no comment ® NC 195 – avril 2026
Nichée à Ambohimanarina, en plein cœur d’Antananarivo, la Ferme de la Jungle de Rajaonarivony Christian offre une escapade nature surprenante : eau, verdure et animaux rares sur près de 5 hectares. Pêche, pique-nique, visites guidées… le site peut accueillir jusqu’à 300 personnes.

Focus

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada, le samedi 21 et dimanche 22 février au Tana Water Front

no comment - Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Voir