Chef Dominique Arsenius du Birdy Restaurant Lounge & Bar (Tana)
22 mars 2024 // Gastronomie // 6115 vues // Nc : 170

Situé au sein de la Zone Galaxy, Andraharo, le Birdy Restaurant Lounge & Bar se distingue par un concept novateur : le Birdy Smoke House, un espace original dédié aux saveurs fumées aménagé au rooftop. À la barre de ce concept innovant, se trouve le renommé Chef Dominique Arsenius.

La liste de ses succès culinaires s’étend sur une carrière de 38 ans et dans 40 pays, incluant les Etats-Unis, le Canada, le Mexique, le Venezuela et bien d’autres. Originaire de l’Île Maurice, le Chef Dominique a posé ses talents à Madagascar, depuis maintenant neuf mois, s’adaptant rapidement à ce nouvel environnement. Il a débuté humblement à l’âge de 14 ans en tant que plongeur, mais sa passion pour la cuisine a rapidement émergé. « À 17 ans, j’ai suivi une formation de base en cuisine, le CAP, gravant les échelons, en passant de commis à cuisiner au restaurant Clos St Louis au Domaine Les Pailles ». Le Chef a ensuite élargi ses horizons en voyageant à travers le monde pour enrichir ses expériences culinaires internationales. Après une période aux Etats-Unis, il est retourné à l’Île Maurice, se lançant dans le consulting culinaire. Son talent l’a ensuite conduit au Canada, où il a passé sept années fructueuses.

Au fil des années, le Chef Dominique a accumulé des succès notables, marqués par des nominations honorables, reflétant son parcours exceptionnel. 

Quel est votre style de cuisine ?
Au Birdy, nous avons développé le concept de Smoke House, inspiré de la cuisine fumoir observée lors de mes voyages aux Etats-Unis. Avant, nous servions dix à quinze couverts par jour mais désormais, grâce au Smoke House, nous sommes en mesure de satisfaire 56 couverts.

Les ingrédients récurrents dans vos plats ?
J’ai pu développer l’utilisation du brède mafane, du combava et du brède moringa. J’aime fusionner les saveurs des pays que j’ai visités, apporter une touche personnelle à la cuisine malgache et la revisiter de manière créative.  

Le plat qui vous rend « coucou » ?
Le « romazava », le « ravitoto », tout ce qui appartient à la cuisine locale ! J’aime savourer la richesse de la cuisine malgache.

Votre boisson préférée ?
Comme tous les chefs, j’apprécie une bonne bière ! Mais avec modération !

À quelle fréquence modifiez-vous votre carte ?
Elle est actualisée tous les six mois.

Vos inspirations pour créer les plats ?
Les chefs qui travaillent dur ne dorment pas beaucoup. Avec seulement quatre à six heures de sommeil, des  idées fusent dans ma tête en pleine nuit. Le lendemain, je concrétise ces inspirations sur l’assiette pour visualiser la réalisation.

Votre actualité ?
Mon projet actuel est de partager et transmettre mon savoir-faire aux cuisiniers malgaches et à la population malgache. À l’âge de 50 ans, je me donne encore cinq ans en cuisine avant de prendre ma retraite. Mon souhait est de voir mes apprentis devenir des maîtres en cuisine.

Propositions gourmandes par Chef Dominique Arsenius du Birdy Restaurant Lounge & Bar

Gratin de macaronis au poulet fumé
ôte de zébu fumée, mijotée lentement et marinée aux épices mexicaines
Poisson entier fumé mariné avec des cornichons épicés
au citron
Paris Brest à la pistache

Recettes du mois

Côte de zébu fumée

Ingredients

Côtes de zébu
Moutarde de dijon
Thym
Légumes
Vin rouge
Beurre

Huile d’olive
Oignon
Sel
Poivre
Épices cajun
Sauce barbecue

Mode de préparation

Faire mariner la côte de zébu dans une sauce barbecue, qu’elle soit achetée ou faite maison. Laisser mariner pendant 48 heures à cru pour une infusion optimale des saveurs. Cuire la côte à basse tempé- rature pendant 24 heures à 67°C pour une tendreté parfaite. Ensuite, rafraichir le zébu pour réduire le temps de cuisson. Pour réchauffer, utilisez un bain-marie avec le sac sous vide et terminez dans une casserole pour une légère coloration de la viande. Accompagnez-la d’une assiette de frites, de légumes ou de pâtes selon vos préférences.

Propos recueillis par Cédric Ramandiamanana

Laisser un commentaire
no comment
no comment - FIM 2026 : Madagascar en mouvement

Lire

8 mai 2026

FIM 2026 : Madagascar en mouvement

Le CCI Ivato a ouvert ses portes hier pour la 27e édition de la Foire internationale de Madagascar. Le thème choisi — « Madagascar en mouvement : les...

Edito
no comment - Travail, travail, travail… mais lequel ?

Lire le magazine

Travail, travail, travail… mais lequel ?

Le 1er mai, à Madagascar, certains se lèvent à l'aube pour aller… travailler. Pas par oubli du calendrier, mais par nécessité. Il y a quelque chose de presque philosophique là-dedans. Depuis des décennies, le monde entier célèbre ce jour comme une victoire arrachée de haute lutte — Chicago, 1886, le sang des ouvriers sur les pavés, la semaine de huit heures comme horizon promis. Belle histoire. Sauf qu'ici, à Antananarivo comme à Tamatave, la question n'est pas tant de combien d'heures on travaille, mais bien de combien de travaux on jongle simultanément. Prenez ce vieux Mamy. Fonctionnaire le matin, revendeur de crédit téléphonique l'après-midi, et le week-end — discret, mais régulier — petit élevage de poulets en banlieue. Trois activités, un seul homme, zéro fiche de paie qui suffise. Ce n'est pas de l'ambition, c'est de la survie érigée en système. On appelle ça « avoir plusieurs cordes à son arc », expression polie pour désigner une réalité que beaucoup connaissent sans jamais nommer.Car le vrai travail malgache, celui qui fait tourner les familles, se passe rarement sous les projecteurs des statistiques officielles. Il est informel, inventif, insaisissable. Un peu comme ce personnage de Sisyphe — mais version optimiste : Sisyphe qui, en remontant son rocher, aurait trouvé le moyen de vendre des cacahuètes sur le chemin. Alors pour ce 1er mai, fêtons le travail — tous les travaux. Celui qu'on déclare et celui qu'on tait. Celui du contrat et celui du débrouillard. Avec une pensée particulière pour tous ceux qui, aujourd'hui encore, n'auront pas le luxe de s'arrêter pour célébrer. La fête du Travail leur appartient aussi. Peut-être même surtout.Solofo Ranaivo

No comment Tv

Interview - Ferme de la Jungle - Avril 2026 - NC 195

Découvrez la Ferme de la Jungle, dans le no comment ® NC 195 – avril 2026
Nichée à Ambohimanarina, en plein cœur d’Antananarivo, la Ferme de la Jungle de Rajaonarivony Christian offre une escapade nature surprenante : eau, verdure et animaux rares sur près de 5 hectares. Pêche, pique-nique, visites guidées… le site peut accueillir jusqu’à 300 personnes.

Focus

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada, le samedi 21 et dimanche 22 février au Tana Water Front

no comment - Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Voir