The Vixens : Gracieusement vôtre
7 mars 2026 // Arts de la scène // 135 vues // Nc : 194

Chaque mouvement est une ode à la femme audacieuse. Deux fois vainqueur du K-Pop World Festival, The Vixens, ce sont Coralie, Harena, Chorrie, Mitsiky, Koloina, Patricia, Manjatiana et Anjara, unies par la passion du K-pop dance cover. Huit femmes qui se sont retrouvées à Antananarivo et ont décidé de faire quelques pas ensemble.

Parmi les nombreuses reprises de Gabriela de Katseye, elles sont là, le regard revolver, des pas affinés dans des tenues roses et rouges inspirées de celles du groupe, des talons aiguilles et une synchronisation parfaite. « La plupart du temps, quand on parle de The Vixens, on parle de perfection, c’est quelque chose que j’ai ressenti avant même d’intégrer le groupe », confie Mitsiky. Cette grâce digne de Vénus, elles l’apprennent ensemble. « Vixen » est l’appellation de la renarde en anglais. Elles sont rusées, séduisantes, fortes, inoubliables, mais « attention ! Le nom n’a rien à voir avec les autres significations de “Vixens” », précise Koloina en plaisantant. Le groupe se forme autour d’une passion pour le dance cover – la reprise de chorégraphies – des grands girl bands coréens.

Et bien que beau et harmonieux, le dance cover des Vixens cache une parfaite maîtrise des mouvements et ce, jusqu’aux lèvres. La fluidité, comme la chorégraphie, naît de plusieurs jours de répétitions. Coralie explique : « Il y a un gros travail derrière les pas synchronisés, les expressions sont affinées selon la chanson et, contrairement aux autres disciplines, les K-pop idols font très attention à l’image. » Et avec son expérience dans les dance covers de boys bands, elle poursuit : « Celui des girl bands demande beaucoup plus d’énergie parce que cela requiert autant de force physique que de tenue, de grâce et de sensualité. » Et ce dernier n’est sûrement pas le plus évident.

Mais c’est un côté sexy et élégant qu’elles revendiquent avec ferveur. « Notre nom est notre signature », rappelle Harena. Pour la petite histoire, The Vixens s’est formé de manière spontanée. Coralie, Harena, Chorrie, Koloina et Anjara, réunies sur une même scène au Pixel Night 2024, ressentent la connexion et décident de ne plus la lâcher. Aujourd’hui, The Vixens va du K-pop vers d’autres disciplines, chose évidente car « beaucoup de disciplines sont incluses dans le K-pop, du hip-hop à l’afro ou au street jazz, qui sont beaucoup plus faciles quand on a l’habitude d’apprendre des chorégraphies de K-pop », explique Patricia. Aujourd’hui, elles enseignent, créent du contenu et enchaînent les contrats grâce à la danse, de quoi laisser bouche bée ceux qui, selon elles, n’y ont pas cru. D’ici là, The Vixens avancent avec ruse pour conquérir Madagascar puis, qui sait, peut-être un jour danser à l’international ?

Rova Andriantsileferintsoa

Facebook : The Vixens
Numéro : +261 33 78 920 92

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Le 20 mars, journée mondiale du conte, devrait être férié pour l’imaginaire. Rien que ça. Car il fut un temps — pas si lointain — où Madagascar vibrait au rythme des angano, ces récits qui, le mercredi après-midi, clouaient les enfants devant la radio ou la télévision. On n’avait pas école. On avait mieux : Trimobe, Rapeto, Ranoro. Dans les années 80, 90, et même au début des années 2000, toutes les stations ou presque avaient leur programme dédié. C’était un rendez-vous sacré. Les grandmères rassemblaient les petits-enfants autour du foyer, le soir, et les mots devenaient braises. Trimobe, ogre insatiable mais régulièrement dupé par un gamin — ou une fillette paraplégique — apprenait l’humilité à coups de ruse. Rapeto, géant malgache, déplaçait des montagnes sans tractopelle. Ranoro, sirène des eaux profondes, murmurait à l’oreille des rêveurs.Aujourd’hui ? Ces figures glissent doucement vers l’ombre. Illustres inconnus d’une génération qui connaît mieux les superhéros importés que les ogres du terroir. Les écrans n’ont pas cessé de raconter des histoires — loin de là — mais elles viennent souvent d’ailleurs, calibrées, doublées, marketées. On ne va pas jouer les passéistes professionnels, mais tout de même. Car jadis — mot dangereux, je sais — les angano travaillaient l’imaginaire comme un artisan polit une pierre brute. Ils enseignaient sans en avoir l’air. Ils faisaient peur, parfois. Rire, beaucoup. Grandir, surtout. Heureusement, depuis quelque temps, des créateurs de jeux vidéo et de films d’animation gasy réinvestissent ces figures. Avec des libertés narratives, quelques retouches ici et là, certes. Mais l’essentiel demeure : les personnages respirent encore. Alors, en ce 20 mars, la question n’est pas de savoir si le conte survivra à l’ère du scroll infini. Elle est plus simple — et plus vertigineuse : que restera-t-il de nous si nos enfants ne rêvent plus dans notre langue ?

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