Sœurs 2 roues : Des talons aux pistons
26 octobre 2025 // Loisirs & J’ai essayé // 5858 vues // Nc : 189

Brigitte Bardot avait chanté le tube « Harley Davidson » dans les années 60. Six décennies plus tard, l’amour des femmes pour les motos ne semble pas avoir disparu. Le collectif « Sœurs 2 roues » en est la preuve. Ce groupe, qui compte actuellement une quarantaine de membres, rassemble des amatrices de deux-roues, comme son nom l’indique déjà. Ça roule, les filles ?

« Nous sommes des sœurs… pas de sang mais de moto. Et c’est très fort et sacré », lance Santatriniaina Tovondrainy, fondatrice du collectif Sœurs 2 roues. Créée en 2020, cette association unit en son sein des filles et femmes qui aiment tenir les guidons, tirer sur l’accélérateur et surtout sillonner les rues de la capitale et les routes nationales à cheval sur ces bolides. « L’idée de créer ce groupe est l’entraide et surtout la maîtrise de ces engins et tout ce qui les concerne, où que nous soyons », explique la fondatrice. À noter que les membres n’aiment pas seulement conduire, mais sont également de grandes amatrices de mécanique. « C’est au centre même de nos activités », précise Santatriniaina. De véritables mecano-girls unies au sein d’une même passion.

Cette année, Sœurs 2 roues fête ses cinq ans d’existence. C’est un pari réussi pour Santatriniaina Tovondrainy qui s’était mise au défi de rassembler et de garder des femmes unies dans une communauté. Elle-même passionnée de moto, elle a fait appel à ses semblables de la capitale. « Pour que l’association dure, il a fallu rajouter des activités », fait-elle savoir. Elle y a donc ajouté des actions sociales, en aide aux orphelins. Pour célébrer l’année, l’association a décidé, en août, de faire une sortie en moto à Ampefy : des rires, des activités et une ambiance entre filles toujours présents. Les festivités se poursuivront en petit comité au mois de novembre, dans la capitale.

Sœurs 2 roues vise aussi à casser les stéréotypes, comme quoi la mécanique est une activité virile, et qu’une association de femmes – autour d’une telle thématique – ne pourrait jamais perdurer. « C’est vrai que gérer un groupe de femmes a été un grand défi, mais nous avons établi une entente selon laquelle l’association reste un endroit où chacune ressort avec le sourire… et des connaissances en plus », signale la motarde. Santatriniaina Tovondrainy relève un nouveau défi, en 2026 : doter chaque membre d’un permis et d'une formation sur le code, car tant qu’à être rapide, il est toujours mieux de connaître les règles… de conduite !

Rova Andriantsileferintsoa

Laisser un commentaire
no comment
no comment - FIM 2026 : Madagascar en mouvement

Lire

8 mai 2026

FIM 2026 : Madagascar en mouvement

Le CCI Ivato a ouvert ses portes hier pour la 27e édition de la Foire internationale de Madagascar. Le thème choisi — « Madagascar en mouvement : les...

Edito
no comment - Travail, travail, travail… mais lequel ?

Lire le magazine

Travail, travail, travail… mais lequel ?

Le 1er mai, à Madagascar, certains se lèvent à l'aube pour aller… travailler. Pas par oubli du calendrier, mais par nécessité. Il y a quelque chose de presque philosophique là-dedans. Depuis des décennies, le monde entier célèbre ce jour comme une victoire arrachée de haute lutte — Chicago, 1886, le sang des ouvriers sur les pavés, la semaine de huit heures comme horizon promis. Belle histoire. Sauf qu'ici, à Antananarivo comme à Tamatave, la question n'est pas tant de combien d'heures on travaille, mais bien de combien de travaux on jongle simultanément. Prenez ce vieux Mamy. Fonctionnaire le matin, revendeur de crédit téléphonique l'après-midi, et le week-end — discret, mais régulier — petit élevage de poulets en banlieue. Trois activités, un seul homme, zéro fiche de paie qui suffise. Ce n'est pas de l'ambition, c'est de la survie érigée en système. On appelle ça « avoir plusieurs cordes à son arc », expression polie pour désigner une réalité que beaucoup connaissent sans jamais nommer.Car le vrai travail malgache, celui qui fait tourner les familles, se passe rarement sous les projecteurs des statistiques officielles. Il est informel, inventif, insaisissable. Un peu comme ce personnage de Sisyphe — mais version optimiste : Sisyphe qui, en remontant son rocher, aurait trouvé le moyen de vendre des cacahuètes sur le chemin. Alors pour ce 1er mai, fêtons le travail — tous les travaux. Celui qu'on déclare et celui qu'on tait. Celui du contrat et celui du débrouillard. Avec une pensée particulière pour tous ceux qui, aujourd'hui encore, n'auront pas le luxe de s'arrêter pour célébrer. La fête du Travail leur appartient aussi. Peut-être même surtout.Solofo Ranaivo

No comment Tv

Interview - Ferme de la Jungle - Avril 2026 - NC 195

Découvrez la Ferme de la Jungle, dans le no comment ® NC 195 – avril 2026
Nichée à Ambohimanarina, en plein cœur d’Antananarivo, la Ferme de la Jungle de Rajaonarivony Christian offre une escapade nature surprenante : eau, verdure et animaux rares sur près de 5 hectares. Pêche, pique-nique, visites guidées… le site peut accueillir jusqu’à 300 personnes.

Focus

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada, le samedi 21 et dimanche 22 février au Tana Water Front

no comment - Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Voir