Rasosport : Du trail, mais pas que
7 novembre 2025 // Sortir // 1469 vues // Nc : 190

En trois mois, Rasosport est passé d’une initiative entre amis à un rendez-vous entre les amateurs et les habitués de trail et de nature. Sa fondatrice Hanitrarivo Rasoanaivo ajoute un sens de la communauté et beaucoup d’histoires en plus des kilomètres.

Pourquoi Rasosport ?
J’ai créé Rasosport en juillet dernier parce que j’ai toujours fait du sport depuis ma jeunesse, dont de la danse sur scène. Les gens me demandaient souvent pourquoi je restais en si bonne santé, alors je leur répondais : « Mahasoa ny sport ! », le sport, c’est bon pour la santé. Un jour, trois amis m’ont suivie jusqu’à Andafiavaratra, et j’ai lancé l’idée à d’autres qui s’ennuyaient chez eux. Comme je m’appelle Rasoa, le nom Rasosport m’est venu naturellement et il n’a pas laissé indifférent ! Au début, on sortait juste les mardis et jeudis, mais la demande a explosé : on a vite dépassé la cinquantaine de participants, dont beaucoup de débutants. Alors j’ai choisi des circuits plus accessibles, comme Ambatobe ou Alasora, tandis que les plus expérimentés montent jusqu’à l’Andringitra. Certains réclament même des sorties le dimanche !

Comment choisissez-vous les lieux ?
On fait du trail, donc on court sur des sentiers, des collines, des rochers. Et je me suis vite rendu compte que beaucoup ne connaissaient pas l’histoire de ces lieux. Alors j’ai commencé à la raconter pendant les sorties. Comme je m’intéresse depuis longtemps à la culture malgache, je connais bien certains sites et j’aime partager leur histoire, surtout avec les jeunes. Je choisis les endroits selon le dénivelé, c’est obligatoire pour faire du trail ! Et souvent, les collines sacrées s’y prêtent très bien. Même autour d’Antananarivo, il y a plein de sites magnifiques.

Et pour participer ?
On accueille des participants entre 30 et 80 ans. On a même des dames de 76 ans qui tiennent très bien la route ! Elles adorent l’ambiance, la nature, la nourriture partagée et les histoires qu’on raconte en chemin. On est surtout un groupe de femmes, et certains viennent de loin juste pour participer, c’est devenu un petit événement. Il y a aussi des débutants : il suffit de suivre les consignes de nos quinze membres réguliers car le trail, c’est de la discipline. Il faut gérer son corps, connaître son rythme cardiaque, bien choisir ses chaussures… et éviter les envies pressantes, parce qu’on ne s’arrête pas en pleine montée !

Propos recueillis par Mpihary Razafindrabezandrina

Facebook : Rasosport

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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Make up : Réalisé par Samchia
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Photos : Andriamparany Ranaivozanany

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