Rasosport : Du trail, mais pas que
7 novembre 2025 // Sortir // 2126 vues // Nc : 190

En trois mois, Rasosport est passé d’une initiative entre amis à un rendez-vous entre les amateurs et les habitués de trail et de nature. Sa fondatrice Hanitrarivo Rasoanaivo ajoute un sens de la communauté et beaucoup d’histoires en plus des kilomètres.

Pourquoi Rasosport ?
J’ai créé Rasosport en juillet dernier parce que j’ai toujours fait du sport depuis ma jeunesse, dont de la danse sur scène. Les gens me demandaient souvent pourquoi je restais en si bonne santé, alors je leur répondais : « Mahasoa ny sport ! », le sport, c’est bon pour la santé. Un jour, trois amis m’ont suivie jusqu’à Andafiavaratra, et j’ai lancé l’idée à d’autres qui s’ennuyaient chez eux. Comme je m’appelle Rasoa, le nom Rasosport m’est venu naturellement et il n’a pas laissé indifférent ! Au début, on sortait juste les mardis et jeudis, mais la demande a explosé : on a vite dépassé la cinquantaine de participants, dont beaucoup de débutants. Alors j’ai choisi des circuits plus accessibles, comme Ambatobe ou Alasora, tandis que les plus expérimentés montent jusqu’à l’Andringitra. Certains réclament même des sorties le dimanche !

Comment choisissez-vous les lieux ?
On fait du trail, donc on court sur des sentiers, des collines, des rochers. Et je me suis vite rendu compte que beaucoup ne connaissaient pas l’histoire de ces lieux. Alors j’ai commencé à la raconter pendant les sorties. Comme je m’intéresse depuis longtemps à la culture malgache, je connais bien certains sites et j’aime partager leur histoire, surtout avec les jeunes. Je choisis les endroits selon le dénivelé, c’est obligatoire pour faire du trail ! Et souvent, les collines sacrées s’y prêtent très bien. Même autour d’Antananarivo, il y a plein de sites magnifiques.

Et pour participer ?
On accueille des participants entre 30 et 80 ans. On a même des dames de 76 ans qui tiennent très bien la route ! Elles adorent l’ambiance, la nature, la nourriture partagée et les histoires qu’on raconte en chemin. On est surtout un groupe de femmes, et certains viennent de loin juste pour participer, c’est devenu un petit événement. Il y a aussi des débutants : il suffit de suivre les consignes de nos quinze membres réguliers car le trail, c’est de la discipline. Il faut gérer son corps, connaître son rythme cardiaque, bien choisir ses chaussures… et éviter les envies pressantes, parce qu’on ne s’arrête pas en pleine montée !

Propos recueillis par Mpihary Razafindrabezandrina

Facebook : Rasosport

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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