Parabole Madagascar : Ecran mis en veille
21 décembre 2025 // In & Out // 693 vues // Nc : 191

Parabole Madagascar coupe brièvement le son — disent-ils. Une « mise en veille » sans date de réveil, après vingt-cinq ans de service, qui secoue utilisateurs et distributeurs. De quoi rappeler qu’en audiovisuel, même les pionniers ne sont jamais à l’abri d’un hors-champ.

Avec le temps, on en vient à penser que certaines institutions sont éternelles. Parabole Madagascar était de celles-là. Pendant un quart de siècle, la société a offert la télévision par satellite à la population malgache, lui proposant le monde à portée de zap — chaînes locales, africaines, internationales, il n’y avait que l’embarras du choix. Et puis, le 20 octobre, la nouvelle est tombée « À compter du 31 octobre 2025, toutes les opérations seront suspendues », peut-on lire dans le communiqué de presse. Pas fermée, mais suspendue, temporairement. Mise en veille administrative, écrivent-ils. Un arrêt sans date de retour qui a provoqué, dès le lendemain, un véritable émoi chez les utilisateurs et les revendeurs.

Car les mots « mise en veille » ont ceci de particulier : ils rassurent et inquiètent à la fois. Parabole précise qu’il ne s’agit pas d’un arrêt définitif, mais d’un temps de « réorganisation interne », afin de s’adapter aux mutations technologiques et aux nouvelles réalités économiques du secteur audiovisuel. Pourtant, l’absence de communication sur les raisons profondes nourrit les spéculations.

On le sait : le paysage audiovisuel, chamboulé par les plateformes de streaming, le haut débit, la télévision connectée, n’a plus grand-chose à voir avec celui des années 2000. Mais cette transformation, pour beaucoup, n’explique pas tout. Un moyen, peut-être, de se réinventer pour mieux revenir. Ou, comme dans ces feuilletons qu’elle diffusait autrefois, un cliffhanger inattendu, suspendu entre inquiétude et espoir. En attendant, les écrans s’apprêtent à noircir… et le silence à peser lourd sur une histoire qui, espérons-le, n’a pas encore livré son dernier épisode.

Rova Andriantsileferintsoa

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Exposition : Dendrophile, respirer l'art des arbres

Lire

24 décembre 2025

Exposition : Dendrophile, respirer l'art des arbres

À Madagascar, la troisième édition d'Antson'ny tontolo miaina transforme la matière végétale en poésie visuelle et sculpturale. De la Flow Gallery à I...

Edito
no comment - Bonne… continuation

Lire le magazine

Bonne… continuation

Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

No comment Tv

Making of shooting mode – Décembre 2025 – NC 191

Retrouvez le making of shooting mode du 𝗻𝗼 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁® magazine, édition décembre 2025 - NC 191
Prise de vue : Ambatobe Résidence 
Collaborations : Kostami - Tanossi – Via Milano mg – HAYA Madagascar - Akomba Garment MG
Make up : Réalisé par Samchia
Modèles : Addie, Kenny, Mitia, Natacha, Onitiana, Manoa, Santien, Mampionona
Photos : Andriamparany Ranaivozanany

Focus

African Series Of Poker

African Series Of Poker, en décembre à l’Hôtel Carlton à Anosy

no comment - African Series Of Poker

Voir