L’airsoft : A la guerre !
22 août 2023 // Loisirs & J’ai essayé // 7947 vues // Nc : 163

Je me suis toujours demandé ce que cela faisait de se trouver sur un champ de bataille, juste avec l’adrénaline nécessaire pour s’amuser sans se mettre en danger. De nature plutôt posée, ce fut à la fois un défi et une surprise pour moi que de l’avoir découvert sur le terrain d’Airsoft & Go Kart Madagascar à Anosy Avaratra.

Il s’agit du premier terrain exclusivement réservé à l’airsoft à Madagascar. Quand Lalaina Eric Ramaroson l’a fondé en octobre 2022, il avait en tête de créer un espace où le temps d’une journée, les participants se rappellent l’importance du travail d’équipe. « La moitié des clients sont des particuliers et l’autre moitié sont des employés d’entreprises. Les gens viennent ici, surtout pour organiser des team building. »

En effet, le lieu a de quoi dissimuler une compagnie entière : à seulement une vingtaine de mètres de la route, un talus surmonté de pins isolé du monde extérieur et on se retrouve dans une partie de Call of Duty, une série de jeux vidéo de tir, grandeur nature. Comme si le fin fond des bois ne suffisait pas à m’intimider, Lalaina nous montre une plaque où différents modèles de fusils nous attendent. Alors, je tends l’oreille pour faire gaffe. « L’airsoft est un jeu de tir et de stratégie militaire, ce n’est pas de l’eau qui sort des fusils, mais des balles qui font réellement mal. Ce n’est pas pour vous faire peur, mais pour vous préparer mentalement, la douleur passe après dix à vingt secondes. De ce fait, la distance minimum pour tirer est de dix mètres. Contrairement au paintball, il n’y a pas de marque visible quand on est touché, donc il faut jouer fairplay et lever la main en criant « out » quand une balle vous atteint. Pour pouvoir rejouer ensuite, un coéquipier peut vous toucher deux fois ; si c’est un membre de l’équipe adverse qui vous touche pendant que vous êtes out, vous sortez du jeu. » Il nous demande de nous diviser en deux groupes de sept personnes, avec un gilet différent pour chaque équipe.

J’enfile le mien, met les lunettes de protection obligatoires, un casque, un masque pour se protéger la bouche, choisit un fusil, et me voilà prêt à jouer le jeu : pendant un quart d’heure, mon équipe doit empêcher les adversaires de récupérer un colis attaché au tronc d’un arbre.
Au moment où le compte à rebours résonne dans les bois, je me dissimule derrière les buissons.

Les échos des tirs et les cris de mes coéquipiers m’appellent à l’attaque. A peine sorti des buissons, une balle m’écorche la peau d’un doigt, Lalaina m’expliquera ensuite qu’il faut porter des gants, bref, nous avons perdu la partie.

Pour laisser passer la douleur et me remettre de cette défaite, je reste à la clairière avec les autres. Lalaina nous explique les différents types de jeu qu’on peut faire chez Airsoft & Go Kart Madagascar.  « Le jeu peut aussi s’organiser autour d’une prise d’otage. Tout à l’heure, une équipe a défendu un butin tandis que l’autre devait le récupérer, mais il se peut aussi que les deux équipes doivent chercher le même colis, dans ce cas, il faut être fort en stratégie. » Et c’est exactement ce que nous avons fait pour la deuxième partie, malgré toutes mes précautions : dos courbé dans les buissons, des sprints furtifs devant les adversaires… un habitué de l’airsoft m’atteint aux cuisses, à la main - encore une fois - la partie est finie. A cause des douleurs, je demande qui peut participer : il faut au moins avoir 18 ans, 15 ans si on est en famille. En tout cas, l’airsoft promet de l’action à ceux qui en demandent. Pas si soft que ça !

Propos recueillis par  Mpihary Razafindrabezandrina

Airsoft Madagascar +261 33 29 080 00

Laisser un commentaire
no comment
no comment - FIM 2026 : Madagascar en mouvement

Lire

8 mai 2026

FIM 2026 : Madagascar en mouvement

Le CCI Ivato a ouvert ses portes hier pour la 27e édition de la Foire internationale de Madagascar. Le thème choisi — « Madagascar en mouvement : les...

Edito
no comment - Travail, travail, travail… mais lequel ?

Lire le magazine

Travail, travail, travail… mais lequel ?

Le 1er mai, à Madagascar, certains se lèvent à l'aube pour aller… travailler. Pas par oubli du calendrier, mais par nécessité. Il y a quelque chose de presque philosophique là-dedans. Depuis des décennies, le monde entier célèbre ce jour comme une victoire arrachée de haute lutte — Chicago, 1886, le sang des ouvriers sur les pavés, la semaine de huit heures comme horizon promis. Belle histoire. Sauf qu'ici, à Antananarivo comme à Tamatave, la question n'est pas tant de combien d'heures on travaille, mais bien de combien de travaux on jongle simultanément. Prenez ce vieux Mamy. Fonctionnaire le matin, revendeur de crédit téléphonique l'après-midi, et le week-end — discret, mais régulier — petit élevage de poulets en banlieue. Trois activités, un seul homme, zéro fiche de paie qui suffise. Ce n'est pas de l'ambition, c'est de la survie érigée en système. On appelle ça « avoir plusieurs cordes à son arc », expression polie pour désigner une réalité que beaucoup connaissent sans jamais nommer.Car le vrai travail malgache, celui qui fait tourner les familles, se passe rarement sous les projecteurs des statistiques officielles. Il est informel, inventif, insaisissable. Un peu comme ce personnage de Sisyphe — mais version optimiste : Sisyphe qui, en remontant son rocher, aurait trouvé le moyen de vendre des cacahuètes sur le chemin. Alors pour ce 1er mai, fêtons le travail — tous les travaux. Celui qu'on déclare et celui qu'on tait. Celui du contrat et celui du débrouillard. Avec une pensée particulière pour tous ceux qui, aujourd'hui encore, n'auront pas le luxe de s'arrêter pour célébrer. La fête du Travail leur appartient aussi. Peut-être même surtout.Solofo Ranaivo

No comment Tv

Interview - Ferme de la Jungle - Avril 2026 - NC 195

Découvrez la Ferme de la Jungle, dans le no comment ® NC 195 – avril 2026
Nichée à Ambohimanarina, en plein cœur d’Antananarivo, la Ferme de la Jungle de Rajaonarivony Christian offre une escapade nature surprenante : eau, verdure et animaux rares sur près de 5 hectares. Pêche, pique-nique, visites guidées… le site peut accueillir jusqu’à 300 personnes.

Focus

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada, le samedi 21 et dimanche 22 février au Tana Water Front

no comment - Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Voir