Jimmy Ranitratsilo : Jeune prêt à œuvrer pour l’Afrique
18 octobre 2023 // In & Out // 3397 vues // Nc : 165

« Un jeune qui se rend compte qu’il a des devoirs envers l’Afrique, et qui peut bénéficier des opportunités que le continent offre : les bourses, les stages, le réseautage, le dialogue intergénérationnel et les offres d’emploi », voilà comment Jimmy Raniratsilo définit un panafricaniste, un profil qu’il incarne à merveille et introduit à Madagascar à travers la création de la Ligue des Panafricanistes cette année. En effet, la charte de cette ligue prévoit large pour les jeunes qui s’identifient à cette idéologie. « Nous sommes en relation avec plusieurs organisations en Afrique. Nous organisons des activités comme le réseautage international, ce sont des séances de partage et de formation par vidéoconférence qui permettent aux jeunes malgaches d’apprendre à partir des expériences des jeunes leaders en Afrique, et vice versa. »

Ainsi, les membres bénéficient aussi d’une éducation à l’éveil politique panafricaine et d’une formation en leadership. « Nous avons un projet de bibliothèque panafricaine, ce sont des livres sur des personnalités comme Nelson Mandela ou Paul Kagame, nous débattons sur les points forts et les failles de leur leadership, et ce, pour créer notre propre style de leadership. » À force, les membres seront aussi prolifiques que le fondateur de la Ligue : cette même année, il est le lauréat du Young African Leaders Awards, et tout récemment, ses qualités de mentor ont été récompensées lors du concours panafricain de robotique, à l’issue duquel les étudiants de Robotiako (Madagascar) ont fini à la sixième place sur 44 participants. Il prépare une séance d’information pour les nouveaux membres, qui devrait avoir lieu plus tard cette année. « Si quelqu’un veut rejoindre la Ligue des Panafricanistes, le seul critère est qu’il doit être un jeune qui est prêt à œuvrer en Afrique, il faut avoir l’Afrique dans son cœur et être prêt à interagir avec des jeunes de tout le continent, et bien sûr, il faut vouloir développer son savoir-faire. »

Propos recueillis par  Mpihary Razafindrabezandrina
Contact : +261 34 07 770 67

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Le 20 mars, journée mondiale du conte, devrait être férié pour l’imaginaire. Rien que ça. Car il fut un temps — pas si lointain — où Madagascar vibrait au rythme des angano, ces récits qui, le mercredi après-midi, clouaient les enfants devant la radio ou la télévision. On n’avait pas école. On avait mieux : Trimobe, Rapeto, Ranoro. Dans les années 80, 90, et même au début des années 2000, toutes les stations ou presque avaient leur programme dédié. C’était un rendez-vous sacré. Les grandmères rassemblaient les petits-enfants autour du foyer, le soir, et les mots devenaient braises. Trimobe, ogre insatiable mais régulièrement dupé par un gamin — ou une fillette paraplégique — apprenait l’humilité à coups de ruse. Rapeto, géant malgache, déplaçait des montagnes sans tractopelle. Ranoro, sirène des eaux profondes, murmurait à l’oreille des rêveurs.Aujourd’hui ? Ces figures glissent doucement vers l’ombre. Illustres inconnus d’une génération qui connaît mieux les superhéros importés que les ogres du terroir. Les écrans n’ont pas cessé de raconter des histoires — loin de là — mais elles viennent souvent d’ailleurs, calibrées, doublées, marketées. On ne va pas jouer les passéistes professionnels, mais tout de même. Car jadis — mot dangereux, je sais — les angano travaillaient l’imaginaire comme un artisan polit une pierre brute. Ils enseignaient sans en avoir l’air. Ils faisaient peur, parfois. Rire, beaucoup. Grandir, surtout. Heureusement, depuis quelque temps, des créateurs de jeux vidéo et de films d’animation gasy réinvestissent ces figures. Avec des libertés narratives, quelques retouches ici et là, certes. Mais l’essentiel demeure : les personnages respirent encore. Alors, en ce 20 mars, la question n’est pas de savoir si le conte survivra à l’ère du scroll infini. Elle est plus simple — et plus vertigineuse : que restera-t-il de nous si nos enfants ne rêvent plus dans notre langue ?

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