En ville (à Tana) avec Mihanta Armelle
20 septembre 2026 // Downtown // 948 vues // Nc : 200

Peinture, portrait, maquillage artistique — Mihanta Armelle ne tient pas en place dans une seule case. Artiste peintre multidisciplinaire et autodidacte, elle est connue pour ses maquillages dans des clips et des films autant que pour ses toiles. Curieuse, exploratrice, guidée par le feeling — elle partage ici ses bons plans, du pinceau à la crêpe.

Votre endroit préféré ?
Chez moi, à Amboanjombe. C'est mon univers — j'y peins, l'air est bon, je peux être pleinement moi-même. Mon petit espace de liberté.

Plat préféré ?
Le magret de canard, sans hésitation.

Un restaurant coup de cœur ?
Le Phare d'Ivandry, pour leurs crêpes. Il suffit parfois d'une bonne crêpe pour transformer une sortie ordinaire en petit moment de bonheur.

Où faire du shopping ?
Je ne suis pas difficile — magasins ou friperies, peu importe. Analakely, Behoririka… Quand j'ai envie de prendre soin de moi, je peux y passer toute une journée sans m'en excuser.

Pour les soirées ?
J'aime vraiment sortir le soir. Déjà, moins d'embouteillages — à Tana, c'est presque une raison suffisante pour faire la fête ! Après, ça dépend de l'humeur : famille, amis, peu importe. L'essentiel, c'est le moment.

L'endroit pour s'évader le week-end ?
Ampefy, sans hésitation. Les paysages sont magnifiques, le stress disparaît, et pour une artiste, c'est pratique — là-bas, même un paysage donne envie de sortir les pinceaux.

Un bon plan vacances ?
Tuléar. Les plages de sable blanc, la mer, et en plus, j'y suis originaire. Le dépaysement avec une petite dose de retour aux sources — c'est difficile de faire mieux.

L'événement culturel qui vous a marquée ?
Le Festival Hosotra. Beaucoup de peintres, beaucoup d'échanges, des artistes venus des quatre coins de l'île. On apprend, on partage, on se nourrit. J'ai participé aux éditions 2024, 2025 et 2026, et à chaque fois, c'est autre chose.

Votre actualité ?
On prépare un événement Halloween avec l'équipe de Coin de l'art — une rencontre avec nos fans, une vente, des démonstrations, du face painting gratuit et du maquillage artistique. Disons qu'on passe de « bonbons ou sort » à « pinceaux ou maquillage ». La date sera communiquée bientôt, il faudra suivre la page.

Propos recueillis par Lucas Rahajaniaina

Facebook : Mihanta Armelle/ Coin de l’art

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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