Chef Toky, Chef Toavina et Chef Joachin : Les mains à la pâte
20 avril 2024 // In & Out // 3972 vues // Nc : 171

Du tolon’omby sur Paris, et avec de la farine ! Du jamais vu, et du jamais goûté. Cette toute première participation à la Coupe du Monde de la Boulangerie a valu à l’équipe nationale malgache d’être élue coup de cœur. La chance du débutant ? Peut-être, car si notre équipe a terminé à la dixième place sur douze participants, l’expérience, elle, est acquise. Cela se passe à Paris dans le froid d’un 21 janvier 2024, Chef Toky, Chef Toavina et Chef Joachin s’impatientent en attendant les pièces qui serviront de cornes de zébus pour la pièce artistique, une des trois épreuves au concours, à part l’épreuve des pains et baguette, et la viennoiserie sucrée. Et là, mauvaise surprise : une seule corne arrive, l’autre a disparu. « On a mis du temps pour obtenir les visas, nous sommes partis la nuit, et nous sommes arrivés le jour même du concours. Alors qu’il fallait au moins deux semaines de préparation : on n’a pas l’habitude de ces ustensiles haut de gamme, de travailler à température en dessous de zéro, avec de la farine différente de celle à Madagascar. Nous n’avions même pas de véhicules spéciaux pour transporter les matériaux et les installer. » Pourtant, cela fait deux ans qu’ils se sont préparés pour ce jour. L’équipe s’est constituée après le concours national de boulangerie à Madagascar en 2022, dont le chef Toavina qui a remporté le premier prix dans la catégorie boulangerie, les autres membres viennent aussi du Havila School. En voulant organiser un concours régional dans l’océan Indien, ils ont pris contact avec le Chef Christian Vabret, meilleur ouvrier de France et fondateur de la Coupe du Monde. L’équipe malgache avait donc ce qu’il faut pour participer. Les trois chefs faisaient de leur mieux malgré les contraintes logistiques. « On a l’habitude de travailler à la main, par habitude mais aussi faute de moyens. Justement le concours s’agissait de boulangerie artisanale, il n’y avait pas beaucoup de machines. En plus, nous sommes les plus jeunes, c’est un avantage pour participer encore. » De l’optimisme en dessert donc, même si c’est la France qui a remporté cette édition sur le thème des événements sportifs. « Avec nos produits malgaches, on a attiré des chefs, des organisateurs, des entrepreneurs. Là on a deux ans pour mieux se préparer, et on attend l’invitation pour la prochaine coupe d’Afrique. »

Propos recueillis par  Mpihary Razafindrabezandrina
Facebook : Havila School
Contact : +261 34 04 994 67

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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