BATARDES - FOLLOWERS
22 septembre 2024 // Cinéma // 7379 vues // Nc : 176

Les deux films qui seront présentés à la journée porte ouverte du 9 sept au Cinépax sont les travaux de la seconde promotion de talents formés chez EKAA (2023-2024), École d’Arts dramatiques et agence artistique malgache créée en 2022.

Le dispositif de formation chez EKAA dure un an et est destiné aux aspirants acteurs (de cinéma et de théâtre) et aussi aux aspirants metteurs en scène. Elle est sanctionnée par un film de fin de cycle (deux dans l’année) qui montre tout le savoir-faire acquis par les talents pendant leur formation. Après leur cursus de formation les talents sortants peuvent intégrer le dispositif d’accompagnement professionnel d’EKAA qui agit comme une agence artistique afin de gérer au mieux leurs carrières professionnelles.

Depuis 2023, Cinépax Madagascar soutient EKAA dans la production des films de fin de cycle.

BATARDES (avril 2024, 23min)

Court métrage de premier cycle pour la promotion d’actrices : Stephanie Razakaratrimo, Onisata Andria, Nirihasina Rakotoarimalala, écrit et réalisé par Rindra Rambeloson pour valider son cursus en écriture et mise en scène chez EKAA.
A ce jour, BATARDES a été sélectionné à trois festivals internationaux, au Lift off first time filmmaker (UK), au Fame Short Film Festival ( Afrique du sud), et plus récemment au Silicon Valley African Film Festival ( Californie, USA)

Synopsis : A la mort de leur mère, Rova et Tania, deux sœurs qui se sont perdu de vue depuis des années apprennent que leur père est encore vivant. Elles kidnappent Gaëlle, leur demi-sœur pour attirer l’attention de leur père.

FOLLOWERS (sept. 2024)

Film de fin d’année de la promotion d’actrices 2023 ( Stephanie Razakaratrimo, Onisata Andria, Nirihasina Rakotoarimalala), ecrit et réalisé par Anton Khan, Acteur et réalisateur formé au New York Film Academy de los Angeles, qui est l’un des intervenants chez EKAA.

Synopsis : Prisca et Nirina deux paysannes un peu timbrées, veulent donner une leçon à Soa, une influenceuse célèbre et kidnappent celle-ci pour lui montrer les réalités de la vie.

Si le film de premier cycle (Batardes) valide les fondamentaux acquis par les acteurs sur les six premiers mois de leur formation, le film de fin d’année ( Followers) est confié à un réalisateur exigeant et est écrit pour donner aux acteurs des personnages complexes à incarner, afin de montrer toutes les palettes de jeu développées au cours de l’année.

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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