International School of Madagascar : L’éducation, portail vers le futur
22 février 2026 // Publireportage // 2726 vues // Nc : 193

Fondée en 2022 avec 14 élèves, l’International School of Madagascar en compte aujourd’hui 225, venus de 18 nationalités. Pour son directeur Jaco Struwig, une conviction guide tout : seule une éducation internationale accessible peut sortir le pays — et sa jeunesse — de la pauvreté.

Pourquoi avoir créé l’International School of Madagascar, et pourquoi ici, à Madagascar ?
L’idée est née d’un constat très simple. Ma femme et moi avons enseigné en Thaïlande pendant plusieurs années, après avoir été missionnaires à Madagascar depuis 1996. En revenant, nous avons réalisé qu’il n’existait pas ici d’école offrant le même niveau de qualifications internationales que celles que nous avions connues ailleurs.

Or, Madagascar fait partie d’une compétition mondiale, notamment en matière d’accès aux universités. Nous avons donc voulu apporter ce qui se fait de mieux à l’international, tout en gardant un cœur profondément tourné vers le peuple malgache. Nous croyons sincèrement que l’éducation peut changer ce pays, durablement.

En trois ans, l’ISM est passée de 14 à 225 élèves. Comment expliquez-vous cette croissance rapide ?
Honnêtement, nous avons commencé avec presque rien. Pas de fonds, pas de prêts bancaires, même pas de quoi acheter des chaises au départ. Mais nous avions une vision claire, et une communauté qui y a cru. Aujourd’hui, nous accueillons des élèves de 18 nationalités différentes, ce qui montre que l’école répond à un besoin réel. Les parents recherchent une éducation internationale de qualité, mais aussi abordable. Le bouche-à-oreille a beaucoup joué, tout comme notre transparence. Nous ne promettons pas des miracles, nous proposons un cadre sérieux, structuré, reconnu, et surtout humain.

Qu’est-ce qui distingue réellement l’ISM des autres écoles dites “internationales” à Madagascar ?
D’abord, nous avons été la première école officiellement enregistrée Pearson à Madagascar. Ce n’est pas un détail. Le curriculum Pearson garantit une reconnaissance internationale réelle, pas symbolique. Ensuite, nos classes sont limitées à 15 élèves maximum, ce qui permet une attention individuelle. Nous ne formons pas des masses, nous accompagnons des personnes. Tous nos enseignants sont homologués et accrédités par le programme Pearson. Et puis, il y a cette obsession positive : développer la pensée critique. Nos élèves apprennent à réfléchir, à questionner, à faire de la recherche, à s’impliquer dans leur communauté.

Vous accueillez des élèves de cultures très différentes. Quel impact cela a-t-il sur leur formation ?
Un impact énorme, et profondément positif. Quand des élèves de différentes nationalités, cultures et façons de penser coexistent, cela change la mentalité. On apprend à écouter, à se mettre à la place de l’autre, à accepter que le monde ne fonctionne pas selon un seul modèle. Cette diversité prépare très concrètement à l’université, mais aussi à la vie. Les élèves sortent de leur cadre habituel, explorent d’autres références, d’autres logiques. Ce n’est pas toujours confortable, mais c’est formateur. Et dans un monde globalisé, cette compétence-là est devenue essentielle.

L’ISM se définit comme une école chrétienne. Comment gérez-vous la diversité religieuse ?
Nous sommes effectivement fondés sur des valeurs et des principes chrétiens, qui offrent une base éthique solide. Mais nous ne forçons personne. Nous ne convertissons pas. Les élèves musulmans, hindous, bouddhistes ou d’autres confessions sont libres d’exprimer leur foi, leurs idées, leurs questionnements.

Nous encourageons même les étudiants à approfondir leur propre religion. Ce qui nous rassemble, ce sont des valeurs communes : le respect, l’intégrité, la responsabilité. Dans un monde fragmenté, apprendre à vivre ensemble sans renier son identité est, là encore, une vraie richesse.

Quel est votre message pour Madagascar et pour les familles qui hésitent encore ?
Je le dis sans détour : l’éducation change le monde. Et à Madagascar, l’espoir passe par une éducation internationale de qualité, accessible, sérieuse. Pour sortir durablement les gens de la pauvreté, il faut investir dans le savoir, dans les compétences, dans l’ouverture d’esprit. Nos élèves sont enregistrés internationalement dès la maternelle, ce qui leur ouvre des portes partout dans le monde ; Etats-Unis, Royaumes-Unis, Allemagne, Malaisie, Singapour, Japon et d’autres encore. Mais surtout, nous croyons aux enseignants malgaches, aux élèves malgaches, au potentiel de ce pays. Et ça, ce n’est pas un slogan, c’est un engagement quotidien.

Propos recueillis par Solofo Ranaivo

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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