Game Bin 2025 - Si près, et pourquoi si loin
21 décembre 2025 // Media & Add-0n // 4180 vues // Nc : 191

Il y a les gagnants des Game Awards, et il y a les autres. Et surtout ceux qu’on n’aurait aimé ne jamais avoir eu entre les mains. Parce que jouer n’est pas toujours un plaisir, il existe bien un anti-top des jeux de l’année. Mais si vous voulez vous faire du mal, prenez plaisir à tester ces perles. Et si votre jeu préféré s’y trouve, ne le prenez pas mal. Après tout, tous les goûts sont dans la nature. Demandez-vous tout de même pourquoi ils existent.

MindsEye
Ambition XXL, réception XXL… mais dans le mauvais sens. Une direction artistique et un monde qui en imposent, mais des missions au design daté, qui donnent l’impression de cocher des cases plutôt que d’inventer des situations mémorables. Ajoutez des soucis techniques (IA basique, optimisation capricieuse) et vous obtenez un blockbuster qui s’empêtre dès les premières heures. La critique a épinglé un jeu “rigide et monotone”, et l’après-lancement a viré au feuilleton social, avec une lettre ouverte d’employés dénonçant la gestion du projet. Bref, énorme potentiel, exécution qui sonne faux.

La Quimera
Un FPS latino-dystopique qui avait tout pour intriguer : exosquelettes, ambiance marquée, arsenal qui claque. Mais la sauce prend mal. Durée courte, contenu maigre, feeling de tir inégal et rythme haché. On a parfois l’impression d’un jeu PS2 re-skinné sous Unreal Engine 5. Sa note Metacritic, plutôt basse, reflète bien ce “presque” permanent. A savoir des idées, un cadre, mais pas assez de finition pour convaincre sur la longueur.

Dollhouse: Behind the Broken Mirror
Le pitch “horror-puzzle cinématographique” fait envie avec les miroirs brisés, les souvenirs déformés et l’atmosphère travaillée. En manette, ça manque de nerf. Les énigmes sont basiques aussi possible, la progression trop linéaire, les combats lourds quand ils s’invitent, et le rythme ne décolle jamais. Résultat, une ambiance réussie, mais le gameplay ne suit pas, et la peur retombe faute de montée en tension. On admire les intentions, on regrette l’exécution.

Captain Blood
Curiosité archéologique devenue sortie “moderne”, ce beat’em up de pirates fait sourire, mais tout respire un autre âge. Comme capsule temporelle, c’est amusant. Comme jeu 2025 vendu plein pot, ça pique. Plusieurs tests soulignent un cœur de jeu répétitif et un vernis sonore et technique peu soigné. De la nostalgie, oui, mais trop d’angles vifs pour se hisser au-delà du statut de relique.

Star Wars Episode I: Jedi Power Battles (remaster)
Le retour d’un classique de 2000, lustré pour machines actuelles. Problème, la plateforme au millimètre d’alors pardonne moins aujourd’hui, et le lissage reste timide. Le remaster rappelle le fun coop d’époque… ainsi que ses imprécisions et ses pics de difficulté parfois injustes. Sorti fin janvier, il a réveillé la nostalgie sans vraiment moderniser la prise en main. Recommandable aux curieux, mais frustrant pour un public 2025 en quête de confort et de fluidité. C’est à se poser des questions sur les intentions du studio.

Eymeric Radilofe

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Restauration : Palissandre joue la carte de la liberté

Lire

13 juin 2026

Restauration : Palissandre joue la carte de la liberté

Liberté. Le mot est lâché, et il résume tout. Vendredi 12 juin, l'hôtel Palissandre à Faravohitra a dévoilé sa nouvelle carte — un exercice annuel que...

Edito
no comment - Exister en malgache

Lire le magazine

Exister en malgache

Juin à Madagascar, c'est un mois qui déborde. La langue, l'enfant, l'indépendance — trois célébrations bousculées dans trente jours, comme si le calendrier avait, lui aussi, quelque chose à dire. Et si ce n'était pas un hasard ? Ces trois commémorations racontent, au fond, la même histoire : celle d'un peuple qui cherche, depuis 1960, à exister pleinement sur ses propres termes. Pas seulement dans les discours officiels et les défilés — dans la vie réelle, quotidienne, celle qui se joue désormais aussi sur un écran.Car le vrai terrain de la souveraineté culturelle s'est déplacé. Il est numérique, algorithmique, et aussi impitoyable. Une langue absente du web est une langue que le monde n'entend pas — et qu'il finit par oublier. Le malgache, parlé par trente millions de personnes, riche d'une histoire linguistique qui traverse les siècles et trois océans, mérite mieux que l'invisibilité numérique. L'initiative Wikiteny — atelier consacré à l'enrichissement des contenus en malgache sur internet — est allée dans ce sens. Ce type d'initiative doit être multiplié, amplifié, soutenu. Sans attendre.C'est là, précisément, que la langue rejoint l'économie. Une identité qui ne se raconte pas, c'est une culture qui ne se monétise pas — un savoir-faire qui reste sans vitrine. Madagascar exporte sa vanille, ses textiles, sa biodiversité unique. Mais que fait-on de l'autre richesse, l'immatérielle, celle qui ne figure dans aucune balance commerciale et qui, pourtant, vaut de l'or ? Soixante-quatre ans après l'indépendance, la vraie souveraineté se joue peut-être là : dans la capacité à dire qui nous sommes, en malgache — et à faire en sorte que le monde l'entende. Haut et fort.Solofo Ranaivo

No comment Tv

Interview - Tahiry David Animator - Juin 2026 - NC 197

Découvrez Tahiry David Animator, un animateur 2D-3D dans le no comment® NC 197 – juin 2026.
Tahiry David Rasolofoson, plus connu sous le pseudo Tahiry David Animator, est un animateur 2D-3D malgache. Lauréat de l'AnimJam 2026 à l'IFM Analakely, il fabrique des mondes entiers à partir d'un ordinateur, de nuits blanches et d'un sens aigu du chaos cartoon. Entre humour absurde et références pop malgaches, il impose peu à peu sa signature dans l'univers de l'animation.

Focus

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada, le samedi 21 et dimanche 22 février au Tana Water Front

no comment - Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Voir