Trophées - Au-delà de la fin
22 mars 2026 // Media & Add-0n // 3298 vues // Nc : 194

On dit souvent que le vrai jeu commence après l’histoire. Pour ceux qui ne sont pas prêts à atteindre la console, les jeux réservent un autre challenge, ce qu’on appelle aujourd’hui la chasse aux trophées. “Finir le jeu sans prendre un dégât”, “ramasser 10.000 pièces”, “battre le boss en n’utilisant que ses poings”… autant de défis parfois drôles, et souvent infernaux, qui transforment certains jeux en légendes. Pas parce qu’ils sont uniquement bons, mais parce qu’ils rendent l’expérience mémorable. Les compléter nous font entrer dans le panthéon de l’élite. Et certains jeux se sont révélés maîtres dans l’art de nous pousser dans nos derniers retranchements, soit par nos compétences à cause de la difficulté, soit par notre patience, puisqu’ils demandent du temps pour être complétés.

Cuphead
Visuellement, c’est un cartoon. Manette en main, c’est un enfer. Les trophées liés aux meilleurs rangs obligent à apprendre les patterns, à gérer le stress, à rester calme au milieu d’un feu d’artifice hostile. Cuphead ne récompense pas la chance, il récompense la lecture, la patience et le sang-froid. En bon “die and retry”, il teste la capacité du joueur à rebondir suite à un échec et à analyser la situation pour corriger ses erreurs.

En mention honorable, on note le trophée “Expert”, qui demande de battre tous les boss en difficulté Expert. Là, le jeu exige de connaître chaque micro-mouvement par cœur et de rester constant sur la durée. On n’est plus face à un jeu, on apprend une partition et on essaie de la jouer sans fausse note.

Monster Hunter World et Rise
Ici, la difficulté n’est pas seulement technique, elle est aussi dans le temps et l’organisation. Certains trophées demandent d’optimiser la chasse et de connaître l’écosystème, parfois de dompter l’aléatoire, puisque vous n’aurez pas toujours les mêmes récompenses en battant un monstre. C’est le type de jeu où les trophées deviennent un carnet de chasseur. On les gagne à force d’habitude et de persévérance. Dans ce domaine, les trophées “Couronne miniature” et “Couronne or” remportent la palme.

Il s’agit d’obtenir les couronnes pour les grands monstres. C’est surtout dur à cause du temps passé à affronter chaque bête et du côté parfois très RNG du loot. Et pour une complétion totale, une bonne partie du bestiaire doit y passer. C’est un calvaire à terminer, et demande un investissement de temps conséquent.

Elden Ring
La difficulté est connue, mais les trophées intéressants ne se limitent pas à “vaincre le boss”. Ils poussent à explorer, à comprendre les quêtes et les choix laissés au joueur. Ici, les trophées deviennent une boussole dans un monde qui ne nous explique rien. Et c’est précisément pour ça que ça marche. Les jeux FromSoftware étant connus pour avoir une narration très cryptique, jeter un œil à la liste des trophées aide donc à se repérer.

Le plus dur à obtenir reste le trophée “Anneau d’Elden”, acquis en débloquant toutes les fins, et donc en gérant des quêtes longues et faciles à rater. Comme une partie aboutit à une fin, il demande donc plusieurs runs ou manipulations de sauvegarde. Ce n’est pas celui qui réclame le plus de talent au combat chez le joueur, mais c’est souvent le plus pénible à sécuriser proprement.

Eymeric Radilofe

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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