Mada 67, journal (2009-2013)

Pascal Grimaud, Livres sur Madagascar, 19 mai 2015

Madagascar. Un chien mort. Un homme qui dort. Ou l’inverse. Les photos de Pascal Grimaud laissent peu de place à l’approximation, encore moins à l’exagération. Elles ne sont pas là pour plaire. Elles disent, et c’est tout. Elles sont à peine malgaches, elles ne le sont même plus du tout quand l’œil se resserre sur la « chose vue » – chose prise dans sa portée la plus universelle – pour en chasser l’anecdote, le décor « hors sujet », tout ce qui trahirait une intention de couleur locale.

Pascal Grimaud, né en 1969, vit et travaille à Marseille. Il se consacre à des projets au long cours au sein de la maison de photographes Signatures qu’il rejoint en 2010. Il ne cesse de s’interroger sur les relations de l’homme et des territoires, à travers un projet sur son environnement proche, le village d’Eygalières, et un nouveau travail sur l’île malgache.

Format : 21,5 x 21,5 cm, photographies en couleur, 64 pages – couverture cartonnée

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8 mai 2026

FIM 2026 : Madagascar en mouvement

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Edito
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Travail, travail, travail… mais lequel ?

Le 1er mai, à Madagascar, certains se lèvent à l'aube pour aller… travailler. Pas par oubli du calendrier, mais par nécessité. Il y a quelque chose de presque philosophique là-dedans. Depuis des décennies, le monde entier célèbre ce jour comme une victoire arrachée de haute lutte — Chicago, 1886, le sang des ouvriers sur les pavés, la semaine de huit heures comme horizon promis. Belle histoire. Sauf qu'ici, à Antananarivo comme à Tamatave, la question n'est pas tant de combien d'heures on travaille, mais bien de combien de travaux on jongle simultanément. Prenez ce vieux Mamy. Fonctionnaire le matin, revendeur de crédit téléphonique l'après-midi, et le week-end — discret, mais régulier — petit élevage de poulets en banlieue. Trois activités, un seul homme, zéro fiche de paie qui suffise. Ce n'est pas de l'ambition, c'est de la survie érigée en système. On appelle ça « avoir plusieurs cordes à son arc », expression polie pour désigner une réalité que beaucoup connaissent sans jamais nommer.Car le vrai travail malgache, celui qui fait tourner les familles, se passe rarement sous les projecteurs des statistiques officielles. Il est informel, inventif, insaisissable. Un peu comme ce personnage de Sisyphe — mais version optimiste : Sisyphe qui, en remontant son rocher, aurait trouvé le moyen de vendre des cacahuètes sur le chemin. Alors pour ce 1er mai, fêtons le travail — tous les travaux. Celui qu'on déclare et celui qu'on tait. Celui du contrat et celui du débrouillard. Avec une pensée particulière pour tous ceux qui, aujourd'hui encore, n'auront pas le luxe de s'arrêter pour célébrer. La fête du Travail leur appartient aussi. Peut-être même surtout.Solofo Ranaivo

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Interview - Ferme de la Jungle - Avril 2026 - NC 195

Découvrez la Ferme de la Jungle, dans le no comment ® NC 195 – avril 2026
Nichée à Ambohimanarina, en plein cœur d’Antananarivo, la Ferme de la Jungle de Rajaonarivony Christian offre une escapade nature surprenante : eau, verdure et animaux rares sur près de 5 hectares. Pêche, pique-nique, visites guidées… le site peut accueillir jusqu’à 300 personnes.

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