Adèle Ramamonjisoa : Coordinatrice des appuis au consulat général honoraire de Monaco à Madagascar
18 décembre 2023 // L'interview // 2458 vues // Nc : 167

Le Consulat Honoraire de Monaco à Madagascar ?
Le Consulat Honoraire de Monaco est installé à Madagascar depuis 2003. Il s’engage dans les actions sociales tout en renforçant les relations bilatérales entre les deux pays. Nous soutenons en ce sens des actions à petite échelle avec des impacts tangibles en conformité avec la vision du Gouvernement Princier. Nous agissons sur trois volets notamment la santé, l’éducation et l’enfance vulnérable puisque ce sont les secteurs qui sont les plus touchés par les difficultés sociales. Notre engagement est sincère et nous n’attendons rien en retour.
Chaque citoyen qui en a le souhait, doit s’engager et plus nous serons nombreux, plus nous réaliserons qu’une population organisée, travailleuse et solidaire et mille fois plus efficace et puissante que n’importe quel état et son administration. Cela vaut pour tous les pays du monde.

Quels sont vos programmes ?
Dans le domaine de la santé, chaque année, nous apportons un appui financier et/ou matériel aux hôpitaux publics et aux associations qui soulagent les malades ou font de la prévention. Nous avons également contribué à la rénovation d’infrastructures hospitalières. Au niveau de l’éducation, nous avons deux programmes. Le premier, c’est une bourse que nous octroyons aux meilleurs élèves, mais qui n’ont pas les moyens de poursuivre leurs études. Depuis 2014, nous avons pu financer les études de 154 lycéens et étudiants. Le second concerne le sport scolaire. Nous fournissons des matériels et des équipements sportifs de base à des écoles publiques (EPP, CEG et lycées) dans quatre régions : Analamanga, Itasy, Bongolava et Vakinankaratra. Nous avons touché 597 écoles scolarisant 257 299 élèves depuis le début du programme. Sinon, nous avons des actions ponctuelles comme la dotation de matériels et équipements informatiques pour l’apprentissage de l’informatique dans les CEG et lycées, la dotation de matériels et équipements pédagogiques pour l’apprentissage du français ainsi que les campagnes de sensibilisation à l’hygiène bucco-dentaire auprès des EPP. Enfin, le Consulat investit dans le domaine de l’enfance vulnérable à travers la collaboration avec une trentaine d’associations qui appuient des enfants en situation de handicap, des enfants en situation de rue, des enfants sans appuis parentaux et des enfants en situation de précarité. Nous réalisons également des distributions de couverture en début de la période hivernale pour les enfants de moins de 5ans dans les quartiers défavorisés d’Antananarivo.

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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